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Auteur : Eric Verhaeghe

La violence politique, ce vieux mythe encore tenace de la gauche

Sur France Inter, un auditeur a ouvertement appelé à la violence politique contre Manuel Valls, en affirmant que 66 millions de Français partageaient l’envie d’un jeune militant breton de gifler le Premier Ministre. Ces propos, prononcés sur une antenne du service public, en disent long sur une vieille manie qui continue à sévir à gauche: la banalisation très sélective de la violence collective vis-à-vis de quelques boucs-émissaires jugés peu fréquentables, et généralement taxés de libéralisme ou de conservatisme.

La violence, l’ultime ersatz d’une Révolution romancée

Dans l’imaginaire de la gauche, on trouve d’abord la Révolution, mais sous sa forme romancée: celle d’une violence exprimant l’intérêt général et balayant tous les conservatismes sous son passage. De cette nostalgie pour un ordre politique fondé sur la brutalité collective, le député socialiste André Laignel avait bien exprimé la quintessence en 1981 en déclarant: « Vous avez juridiquement tort car vous êtes politiquement minoritaire ».

Que l’Etat de droit soit un faux nez, qu’il puisse être tordu au gré des majorités politiques, qu’au fond les Droits de l’Homme soient une façade auquel le désir de la majorité du moment puisse faire violence, telle est l’idée qui traverse la gauche en profondeur et qui structure une bonne partie de sa doctrine. Au nom de cette relativité du droit par rapport à l’expression de la volonté générale, ou ce qu’on prétend qu’elle soit, il est toujours possible de recourir à la violence comme arme d’intimidation vis-à-vis des opposants.

On ne sera donc pas surpris d’entendre un quidam de gauche appeler à la violence au nom des 66 millions de Français, c’est-à-dire de la volonté individuelle projetée comme générale, qui peut tout, y compris violer dans une logique très marxiste-léniniste les libertés fondamentales. Le temps n’est pas si loin où une partie de la gauche présentait ces libertés comme une résurgence petite bourgeoise entravant le triomphe du prolétariat et de sa dictature.

Des leaders comme Filoche maintiennent cet ersatz vivant

S’agissant de Manuel Valls, supposé incarner l’ultra-libéralisme et la tyrannie (alors qu’il est probablement le candidat qui prône le plus de protections nouvelles pour les salariés dans la campagne de la primaire), il faut reconnaître que le fantasme de la volonté générale le détestant a bénéficié d’un fort soutien au sein de son propre parti.

On citera ici Martine Aubry qui, en février 2016, avait dit, au sujet de Manuel Valls: « Trop, c’est trop!« . Mais Gérard Filoche n’est pas en reste, lui qui a déclaré à la télévision que la candidature de Valls à la primaire était « à gerber« . Comment un militant de base aurait-il pu ne pas entendre dans cette phrase un appel à la violence contre un candidat campé en ennemi de l’intérêt général. Et comme chacun le sait, l’intérêt général peut tout, à commencer par la destruction physique des dissidents qui s’opposent à elles.

C’est ainsi que de grands apôtres de la démocratie peuvent, en toute bonne conscience, propager une idéologie totalitaire.

La gifle est devenue la quenelle de gauche

Dieudonné et l’extrême droite nationaliste ont la quenelle, comme geste préfigurant un acte de violence. Les spectateurs récents du débat Soral-Conversano animé par Dieudonné ont eu une belle illustration de ce que cette violence pouvait produire.

La gauche dénigre la quenelle, mais elle lui préfère la gifle. Entre l’éloge courant de la « claque » dans le visage sur les réseaux sociaux par des militants du Front de Gauche ou de l’aile gauche du Parti Socialiste, et la frénésie de la quenelle, on ne trouvera d’ailleurs de différence que dans le geste. Sur le fond, la conception finale de la démocratie est la même: la parole n’est libre que dans la mesure où elle est validée par l’idéologie dominante. Toute pensée alternative doit en revanche être sévèrement combattue.

Hier, c’est Manuel Valls qui en a fait les frais. Il ne faut jamais oublier que le même sort attend toutes les minorités politiques en cas de victoire de ces adeptes de la tyrannie officielle. L’exercice du pouvoir permet d’ailleurs de donner au moins 50 nuances à la gifle: depuis l’intimidation discrète jusqu’à la violence directe, en passant par les campagnes de dénigrement public.

Sous toutes ses formes, la violence collective demeure un réflexe encore vivant chez tous les donneurs de leçon de gauche, toujours aussi fâchés avec la tolérance.

 

Le très inquiétant retard des entreprises françaises dans les TIC

Les entreprises françaises accumulent un inquiétant retard dans les TIC (technologies d’information et de la communication). C’est une étude de Bercy (direction générale des entreprises) passée inaperçue qui me montre avec des évidences très gênantes, quand on lit un certain nombre de cocoricos sur la place de la France dans l’innovation.

Une sous-utilisation d’Internet dans nos entreprises

Premier tableau qui angoisse:

Oups! Alors que, dans les pays leaders, 95% des entreprises ont un site web et que, dans l’UE 28 (incluant des pays comme la Roumanie ou la Grèce, rappelons-le), cette présence concerne les 3/4 des entreprises, en France… cette proportion descend aux 2/3 seulement.

Mais d’autres chiffres sont plus préoccupants. Par exemple, la moitié seulement des salariés français utilise régulièrement Internet, quand cette proportion est de 71% dans les pays leaders. On remarquera toutefois qu’elle n’est que de 49% dans l’UE 28, signe que l’Union Européenne est loin de la frontière technologique représentée par les pays leaders.

Enfin, la France est très en retard sur les pays leaders et sur l’Union dans son ensemble pour la présence des entreprises sur les réseaux sociaux ou sur l’usage du cloud dans le stockage des données.

La part des TIC dans la valeur ajoutée

Autre tableau qui retient l’attention:

Par rapport à l’Allemagne (qui n’est pas le pays le plus avancé sur le sujet), la France accuse un retard substantiel dans la part du PIB dépendant des TIC. On notera que ce retard concerne particulièrement les « industries des TIC », c’est-à-dire la fabrication de matériels. Sur ce point, la France est talonnée par l’Italie et ne tient manifestement pas la place qui lui est dévolue.

La France robotise peu et industrialise peu

Concrètement donc, alors que l’idée d’une « taxe sur les robots » progresse, les statistiques montrent clairement que la France peine à robotiser, à digitaliser, à numériser, son activité traditionnelle. Ce retard est inquiétant, parce qu’il n’annonce rien d’optimiste sur notre capacité à coller à la frontière technologique ouverte par d’autres pays…

Droits des femmes: Benoît Hamon en pointe à gauche

À l’approche de la primaire de la gauche, nous complétons notre analyse sur les marqueurs clivants par un approfondissement des positions des candidats sur la question de l’égalité hommes-femmes.

Zéro pointé pour Montebourg, Pinel et Bennahmias

Premier point assez surprenant: trois candidats sur sept ne font aucune propositions sur la question de l’égalité homme-femme. Ils occultent même le sujet, à l’exception de Jean-Luc Bennahmias qui l’évoque très rapidement à propos de l’Islam.

Ce silence complet paraît assez singulier, notamment dans le programme de Montebourg qui doit bien se douter qu’un certain nombre d’électeurs (et surtout d’électrices) ne sont pas prêts à ne pas lui en tenir rigueur. Cette absence est d’autant plus notable que la question de l’égalité salariale hommes-femmes revient pourtant régulièrement.

Les axes d’analyse des autres programmes

Quant aux autres candidats, leur programme est ici analysé sous un quintuple prisme.

Premier point: quelle place la question de l’égalité hommes-femmes occupe-t-elle dans le programme? Nous avons ici distingué les propositions dans le domaine politique, dans le domaine du travail, dans celui de la fonction publique et dans les questions sociétales. Nous avons relevé la « consistance globale » de propositions. Ainsi, nous avons noté 0 les candidats qui ne proposent pas de mesures spécifiques pour la fonction publique.

Deuxième point: les propositions politiques. Celles-ci regroupent les idées liées à l’amélioration de la parité dans le domaine politique, y compris la reconnaissance de droits constitutionnels nouveaux (même s’ils sont formels) comme le propose Vincent Peillon.

Troisième point: les propositions « sociales » ou liées au monde du travail. Cette catégorie regroupe toutes les propositions liées à l’amélioration de l’égalité hommes-femmes dans la sphère des entreprises privées. Elle intègre la proposition (ou non) d’amélioration de l’accès des femmes aux grandes écoles, ou la transférabilité d’une part des droits de congé maternité au père. Cette catégorie intègre également la question de la place des femmes dans la gouvernance des entreprises.

Quatrième point: la question de la fonction publique. Cet item évalue le poids des propositions de chacun sur le sujet de l’égalité hommes-femmes dans la fonction publique.

Cinquième et dernier point: les propositions sociétales. Cet item regroupe les propositions comme la légalisation de la procréation médicalement assistée, le développement de l’accueil des enfants ou la reconnaissance de droits renforcés sur le corps féminin.

Le radar hommes-femmes

Cette analyse donne les résultats suivants:

Ces résultats confirment une tendance déjà apparue sur le radar global.

Schématiquement, on s’aperçoit que la surface la plus faible, la moins interventionniste en quelque sorte (exception faite des trois candidats qui ne proposent rien sur ce sujet), est celle de François de Rugy. Celui-ci est, en revanche, avec Manuel Valls, le candidat qui se montre le plus ambitieux dans la réforme de l’Etat.

Pour le reste, ce sont Manuel Valls et Benoît Hamon qui développent l’aire idéologique la plus importante par rapport à celle de leurs concurrents.

Valls, ouvert sur le travail, fermé pour le reste

Comme sur le radar global, Manuel Valls est le candidat qui a ancré son programme dans la tradition socialiste la plus orthodoxe. D’une part, il accorde une importance significative à la question et spécialement aux protections des travailleurs salariés, en proposant un renforcement des dispositions contraignantes pour les entreprises. D’autre part, il se montre beaucoup plus frileux sur les autres sujets, sur les questions de société et sur la place « politique » des femmes, Manuel Valls se montre assez peu allant.

Hamon en pointe sur le droit des femmes

Comme sur les autres sujets, Benoît Hamon est le candidat qui semble apporter les idées les plus complètes sur ce dossier. En particulier, il prend des positions affirmées sur les questions de société qui pourraient se révéler payantes vis-à-vis de son électorat. Il se montre très volontaire sur la PMA (absente du programme de Manuel Valls, sauf pour « ouvrir le débat »), sur le développement du planning familial ou sur l’allongement des délais de prescription pour le viol.

Il faudra voir dimanche si cette stratégie des deux candidats leur permettra de passer le cap du premier tour.

Existera-t-il une alternative à l’évasion fiscale pour les entreprises?

Évidemment, la tarte à la crème la plus courante du prêt-à-penser contemporain consiste à condamner sans pitié les entreprises qui pratiquent l’évasion fiscale. L’accusation est d’ailleurs commode puisqu’elle permet de faire peser un soupçon global sur toutes les entreprises a priori. En grattant un peu, on s’apercevrait sans difficulté que ce grand soupçon n’est que l’un des avatars contemporains de la figure du cosmopolitisme tant pourfendu depuis des décennies. Il est assez facile d’agiter le fantasme du patron sans patrie, sans foi ni loi, qui place son argent sans autre considération que son intérêt immédiat.

Peu de Français ont en revanche conscience de l’ampleur du mal fiscal qui touche les entreprises françaises. Face à des taux prohibitifs et des pratiques ubuesques, beaucoup d’entreprises n’ont d’autre choix que de dissimuler leurs bénéfices et que d’optimiser leurs obligations fiscales en délocalisant au maximum leur activité.

Quelques graphiques permettent d’illustrer l’ampleur du phénomène.

La France, championne fiscale de l’impôt sur les salaires

Ce petit graphique de l’OCDE montre la place de la France dans la concurrence fiscale avec la Grande-Bretagne et l’Allemagne sur un impôt méconnu: l’impôt sur les salaires.

L’impôt sur les salaires en France représente 1,6% du PIB, pour une moyenne de l’OCDE (en noir) de 0,4%, et pour un taux de 0% en Allemagne et au Royaume-Uni. Vous pensiez que l’Etat luttait contre le chômage? Eh bien, il s’amuse plutôt à taxer l’emploi…

La France championne fiscale des cotisations de sécurité sociale

Si l’on examine les cotisations de sécurité sociale, la situation n’est pas meilleure:

Là encore, la part des cotisations de sécurité sociale dans le PIB fait de la France une championne du monde toutes catégories. Si l’on songe que certains candidats à la présidentielle entendent augmenter encore cette part, on tombe de l’armoire.

Pour mémoire, les cotisations de sécurité sociale pèsent essentiellement aujourd’hui sur les employeurs en France, ce qui transforme les entreprises en financeuses de la solidarité en lieu et place de l’Etat.

La France championne fiscale pour les bénéfices des sociétés

Autre graphique encore: la comparaison de l’OCDE sur l’imposition des bénéfices des sociétés.

L’impôts sur les sociétés représente 2,11% du PIB, soit, grosso modo, 8 milliards de plus qu’en Allemagne. Si l’on met ce différentiel bout à bout avec l’ensemble des 233 impôts qui pèsent sur les entreprises en France, on comprend vite le drame qui frappe ce pays. Une entreprise n’a aucune raison fiscale objective de rester en France.

La France, ce pays où il faut cacher ses bénéfices

La tyrannie fiscale qui s’exerce sur les entreprises a une conséquence immédiate: les chefs d’entreprise ont une obsession, qui consiste à dissimuler comme ils le peuvent leurs bénéfices, lorsqu’ils en font. Alors que la réussite est récompensée dans la plupart des pays du monde et constitue un motif de fierté, en France, elle est une cause de suspicion et d’embarras.

Sans une inversion radicale des logiques fiscales à l’oeuvre, cette marche à rebours du bon sens devrait continuer pendant un bon bout de temps encore.

La fiscalité des entreprises: un sujet urgent de réforme

Sur le fond, la fiscalité des entreprises constitue donc un sujet urgent de réforme, qui mériterait une mobilisation d’ampleur. Comme l’a souligné le conseil des prélèvements obligatoires, la concurrence internationale est en effet très forte et la France est mal positionnée dans cet ensemble. La prise de conscience politique semble malheureusement très éloignée, tant il est plus commode d’augmenter la pression fiscale sur les entreprises qui ne peuvent quitter le pays plutôt que de demander aux citoyens de faire des efforts.

Dans la pratique, les différences substantielles de taux d’imposition selon la taille des entreprises constitue la première des inégalités sur le territoire, qui constitue un puissant frein à l’emploi.

La concurrence fiscale globale, produit du multilatéralisme mondial

Il est assez cocasse d’entendre dans la bouche d’hommes politiques très favorables au multilatéralisme diplomatique et commercial des propos désobligeants sur l’évasion fiscale des entreprises. C’est en effet le goût prononcé dans l’élite française pour le « libre-échange » et pour le marché unique européen qui explique une large part des stratégies fiscales de nos entreprises. On ne peut innocemment créer des ensembles politiques globaux tout en distordant la concurrence par une fiscalité confiscatoire.

Personne ne peut ignorer que l’ouverture des frontières telle qu’elle a été pratiquée a mécaniquement créé de la concurrence fiscale entre les Etats.

Des craintes pour l’avenir

Bien loin de la prise de conscience, la classe politique française continue, dans une large mesure, à préconiser des hausses d’impôt pour les entreprises françaises. La campagne pour la présidentielle est l’occasion d’un véritable concours Lépine pour augmenter encore la pression fiscale qui pèse sur les entreprises en France, alors que le bon sens devrait conduire à l’inverse.

Au demeurant, une attention particulière portée à l’impact du CICE permettrait de voir que celui-ci a d’abord bénéficié à des entreprises situées sur des secteurs peu concurrentiels. La politique menée depuis 5 ans est donc bien loin d’avoir enrayé les travers français.

Le pire n’est donc pas exclu en 2017…

L’insincérité des comptes ou la résistance des entreprises à la tyrannie fiscale

Les entreprises françaises peuvent-elles vraiment présenter des comptes sincères à l’administration fiscale? Si certains avaient encore des illusions sur le sujet, le Conseil des Prélèvements Obligatoires vient d’éclairer avec beaucoup de sagacité le sujet en consacrant plusieurs rapports à l’impôt sur les sociétés. L’un d’eux est dédié au taux implicite d’imposition. Il montre avec beaucoup de pertinence le dilemme auquel les entreprises sont confrontées face au taux élevé d’impôt sur les sociétés qui pèse sur elles.

On retiendra notamment ce passage:

L’impôt sur les sociétés avant créances fiscales et avant imputation des déficits reportables au titre de l’année 2013 est estimé à 48,6 Md€ pour les sociétés prises isolément, hors activité agricole et services financiers et d’assurance

17. Comme précisé dans la section 1.2, les montants d’impôt brut ne sont pas directement disponibles dans les déclarations fiscales des sociétés. Ces montants ont été estimés à partir des déclarations fiscales transmises par la DGFiP, en appliquant les taux de taxation spécifiques aux différentes composantes de l’assiette imposable.

18. Les bénéfices des sociétés sont, selon leur nature, soumis à des taux d’imposition différents. Plus précisément, il existe :

 un taux normal d’imposition sur les bénéfices fixé à 33,1/3 %, qui sauf disposition contraire, est le taux auquel sont imposés les bénéfices des sociétés ;

 un taux réduit à 15 % dont peuvent bénéficier les PME qui vérifient les deux conditions suivantes : (1) réaliser sur l’exercice comptable un chiffre d’affaires hors taxes inférieur à 7 630 000 € et (2) avoir son capital social entièrement libéré et détenu, directement ou indirectement, pour 75 % au moins par des personnes physiques ou par des sociétés satisfaisant elles-mêmes à ces conditions. Ce taux réduit de 15 % ne s’applique qu’à une fraction du bénéfice fiscal à concurrence de 38 120 € par exercice. La partie du bénéfice supérieur à ce seuil est quant à elle imposée au taux normal de 33,1/3 % ;

 des taux d’imposition spécifiques pour certaines plus-values nettes à long terme. Alors que les plus-values à long terme réalisées par les entreprises qui relèvent de l’impôt sur les sociétés sont en principe imposées au taux normal de 33,1/3 %, il existe des exceptions, notamment:

  • un taux d’imposition de 15 % est applicable aux produits de la propriété industrielle tirés de la cession ou de la concession de brevets et des droits assimilés (licence) ;
  • certaines cessions de titre de participation sont exonérées ;
  • certaines cessions d’immeubles sont imposées à un taux de 19 %.

19. De plus, les plus grandes entreprises sont soumises actuellement à trois contributions supplémentaires à l’impôt sur les sociétés.

20. Les sociétés dont le chiffre d’affaires annuel hors taxes est d’au moins 7 630 000 € ou dont le capital social est détenu, directement ou indirectement, à moins de 25 % par des personnes physiques doivent s’acquitter d’une contribution sociale sur les bénéfices de 3,3 %. Cette contribution s’applique au montant de l’impôt sur les sociétés calculé à partir du taux normal ou des taux réduits d’imposition des plus-values à long terme, avec un abattement de 763 000 €.

21. À cela, s’ajoute pour les sociétés qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 250 M€ une contribution exceptionnelle de 5 % en 2013 et 10,7 % en 2014. Cette contribution exceptionnelle, basée sur le montant de l’impôt sur les sociétés, est due pour chaque exercice clos à compter du 31 décembre 2011 et jusqu’au 30 décembre 2016.

22. Enfin, certains revenus distribués (dividendes, intérêts, rémunérations excessives et dépenses somptuaires non déductibles de l’assiette de l’impôt sur les sociétés) font depuis 2012 l’objet d’une contribution à hauteur de 3 % de leur montant.

23. Jusqu’au 1er janvier 2014, les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés devaient de plus s’acquitter d’une imposition forfaitaire annuelle, indépendamment du caractère bénéficiaire ou déficitaire de leur résultat. Instaurée par la loi de finances pour 1974, cette imposition variait en fonction du chiffre d’affaires hors taxes réalisé au cours du dernier exercice clos. Pour les années 2011, 2012 et 2013, le barème était le suivant :

24. À partir des données des déclarations fiscales des unités légales hors agriculture et services financiers et d’assurance de France métropolitaine pour l’exercice 2013, le résultat comptable est estimé à 124,3 Md€, le résultat fiscal à 146,9 Md€ avant reports – c’est-à-dire imputation des déficits reportables – et 139,3 Md€ après reports.

25. En appliquant les règles de taux décrites précédemment à ces résultats fiscaux ainsi qu’aux plus-values à long terme imposées à des taux spécifiques et les contributions additionnelles, le montant d’impôt brut avant reports des sociétés hors agriculture et services financiers et d’assurance est estimé à 48,6 Md€ au titre de l’exercice 2013. Après imputation des déficits reportables, l’impôt brut est estimé à 46,4 Md€.

26. La quasi-totalité du montant l’impôt brut après reports (94 %) provient de la taxation du résultat fiscal au taux normal de 33,1/3 % ou au taux réduit pour les PME de 15 %. L’imposition des produits de la propriété industrielle ou d’autres plus-values nettes à long terme à des taux spécifiques contribuent que pour environ 0,5 Md€. Les contributions additionnelles (sociale sur les bénéfices et exceptionnelle au taux de 5 % en 2013) et l’imposition forfaitaire annuelle (au taux de 5 % en 2013) y contribuent pour environ 2,1 Md€.

À partir de déclaration fiscale de 2013, l’impôt sur les bénéfices net des réductions et crédits d’impôt est estimé à 31,8 Md€ pour les sociétés prises isolément de France métropolitaine, hors activité agricole et services financiers et d’assurance

27. Comme précisé à la section 1.2, le montant déclaré dans la ligne « impôts sur les bénéfices » du compte de résultat a été utilisé pour approcher l’impôt sur les sociétés net des créances fiscales.

28. À partir de ces déclarations, l’impôt sur les sociétés net — c’est-à-dire après imputation des déficits reportables et après déduction des créances fiscales, y compris CICE — est estimé à 31,8 Md€ sur le champ des sociétés hors agriculture et services financiers et d’assurance de France métropolitaine en 2013.

29. Cet impôt net peut également être calculé pour les seules unités fiscalement bénéficiaires — il atteint alors 38,9 Md€ — ou uniquement pour les seules unités légales bénéficiaires ayant déclaré un impôt sur les bénéfices positif14. Dans ce dernier cas, l’impôt net ainsi calculé – qui s’élève à 41,0 Md€. Ainsi, on peut estimer que les entreprises qui ne se sont acquittées d’aucun paiement de l’impôt net en 2013 — soit parce qu’elles sont fiscalement déficitaires, soit parce qu’elles sont fiscalement bénéficiaires, mais pour lesquelles les créances fiscales sont supérieures à leur impôt brut après reports — ont perçu pour 9,2 Md€ (41,0 Md€ – 31,8 Md€) de créances fiscales en 2013.

Autrement dit, le taux élevé d’impôt sur les sociétés en France pousse de nombreuses entreprises à contourner l’impôt en présentant des comptes peu bénéficiaires pour minimiser leur participation à l’effort collectif. Cacher ses bénéfices est un sport collectif en France…

À gauche, le pire n’est pas encore sûr

À l’issue du second débat de la primaire de la gauche, une conviction se fait jour: le Parti Socialiste n’a peut-être pas dit son dernier mot aux présidentielles. Même si l’exercice n’a pas bouleversé les règles du jeu, rien ne prouve que toute chance pour un candidat socialiste soit définitivement écartée.

Un débat à gauche de bonne tenue

Dans l’ensemble, le débat est resté de bonne tenue. Les arguments échangés de part et d’autre n’ont pas donné lieu à de véritables polémiques, mais parfois à des argumentations serrées qui n’ont pas démérité. Dans un temps réduit, le Parti Socialiste sera donc parvenu à structurer un débat audible pour préparer l’élection de son représentant aux présidentielles.

Manuel Valls s’est détaché dans les requêtes Google

Durant la journée, Manuel Valls a culminé dans les recherches Google des internautes, dont voici le détail:

Si la requête « Hamon » a connu un pic en début d’après-midi, Manuel Valls a dominé la journée. Il n’est évidemment pas question d’en inférer une conclusion mathématique. En revanche, ce phénomène peut indiquer un regain d’intérêt pour l’ancien Premier Ministre, voire une sorte de frémissement qui peut contribuer à lui redonner espoir.

Sur le fond, Valls pourrait parvenir à retourner son image dans l’opinion, en valorisant son expérience du pouvoir et ses (quelques) résultats, sans être solidaire du bilan calamiteux de Jean-Marc Ayrault.

Hamon devant Montebourg

De façon constante, en tout cas, Hamon s’impose comme un rival sérieux dans cette primaire. Outre la richesse idéologique de son programme, le personnage peut mettre en avant un certain nombre d’atouts. En particulier, le fait d’avoir été « démissionné » du gouvernement par Manuel Valls, en même temps qu’Arnaud Montebourg, lui donne un avantage vis-à-vis des électeurs déçus par François Hollande.

Nous maintenons donc notre pronostic d’un deuxième tour Valls-Hamon, avec une inconnue à ce stade sur l’image de Valls parmi les électeurs de gauche.

Une menace pour Macron

Pour Emmanuel Macron, le bon déroulement de la primaire à gauche constitue une menace évidente. Jusqu’ici, Macron a pu progresser à gauche faute d’un rival désigné (en dehors de Mélenchon, qui s’adresse à une autre catégorie d’électeurs) par le Parti Socialiste. La primaire devrait changer la donne. Macron le sait et réserve son programme pour l’après-désignation.

Reste que l’espace politique qui était ouvert devant Macron risque bien de se refermer avec l’entrée en campagne définitive des candidats issus des grands partis de gouvernement.

La sécurité sociale, ce fromage coûteux et dangereux

C’est sur le champ de la sécurité sociale que l’ironie de l’actualité confronte une nouvelle fois la cécité et l’autisme des discours officiels avec les terribles constats de la réalité. Malgré tous les dénis qui émaillent les propos de l’élite technocratique, l’implosion de notre sécurité sociale, due aux limites mêmes de son organisation et de sa logique, est évidente. Et malgré l’évidence de cet épuisement systémique, le discours officiel n’en continue pas moins à chanter, envers et contre tout, ses bienfaits.

L’épidémie de grippe ou quand la sécurité sociale est dangereuse pour la santé

La polémique a enflé, ces derniers jours, jusqu’à devenir explosive et mettre la ministre en difficulté. L’épidémie de grippe sévit. Elle touche plus de 800.000 Français. La plupart d’entre eux ont été traités par leur médecin de ville. Mais, face à la gravité de la maladie, dans un certain nombre de cas, les malades ont terminé aux urgences des hôpitaux.

Et soudain, le pays a compris son extrême fragilité face à une épidémie dont on savait pourtant, depuis longtemps, qu’elle sévirait durement. L’hôpital public s’est bloqué en quelques jours, face à l’afflux de patients. La ministre a même demandé aux hôpitaux de repousser les opérations non urgentes.

Des mesures d’urgence pour les hôpitaux à Paris

La situation est devenue si tendue, si inquiétante, que les hôpitaux parisiens ont bénéficié d’une mesure d’exception:

On le voit, par « décision » ministérielle, les hôpitaux parisiens peuvent déroger au plafond réglementaire d’heures supplémentaires. Venant d’un gouvernement qui a prôné la négociation d’entreprise en matière de durée du travail, le moment fait sourire.

Martin Hirsch en redemande…

Après avoir subi une longue grève des personnels, le directeur général de l’Assistance Publique parisienne en redemande. Il prône la suppression des organismes complémentaires de remboursement des soins et une « nationalisation » de la dépense de santé par l’assurance maladie. S’il passait moins de temps dans les dîners, les salons et les couloirs du pouvoir, il pourrait pourtant constater le naufrage de ses services et le risque sanitaire que présente une telle mesure.

… et pourtant la Sécurité Sociale coûte très cher

Rappelons quand même que cette gabegie, ce naufrage, ce désastre transformé en modèle indépassable par la technostructure coûte extrêmement cher à la prospérité du pays. Comme le rappelle très justement le haut conseil du financement de la protection sociale dans une note publiée la semaine dernière, les employeurs français sont ceux qui participent le plus au financement de la protection sociale dans leur pays. Il s’agit là d’un facteur qui entrave fortement la compétitivité de nos entreprises.

On mesure aujourd’hui l’ampleur du gâchis. L’hôpital public est un désastre parce que ses organisateurs bénéficient d’un financement assuré et pour ainsi dire invisible. Ce sont les « méchants » patrons qui paient. On peut donc se permettre d’y gaspiller l’argent. Le problème est que ce gaspillage se fait aujourd’hui au détriment des patients et de la santé des Français.

Google annonce-t-il la victoire de Fillon?

Au jeu des prédictions, les sondages d’opinion sont-ils encore des instruments fiables? Google peut-il les remplacer? Un petit focus sur le sujet n’est pas sans intérêt, et permet d’instiller le doute sur quelques habitudes de pensée diffusées par les médias subventionnés.

Google avait-il prédit la victoire de François Hollande?

Un retour en arrière sur 2012 illustre la corrélation forte qui existe entre les tendances Google et les résultats électoraux. Voici à quoi ressemblait la courbe des requêtes cette année-là, sur le thème « recherche d’actualités » dans la catégorie « individus et sociétés »:

Comment on le voit, François Hollande a dominé la préoccupation des internautes français dans les quatre mois précédant le premier tour de la présidentielle sur les sujets politiques, devant Nicolas Sarkozy. Jean-Luc Mélenchon était alors arrivé troisième devant Marine Le Pen.

On le voit, Google peut donner des indications fortes sur les résultats finaux de l’élection, même si la corrélation n’est pas absolue. Dans le cas de Mélenchon et de Marine Le Pen, on peut estimer que l’inversion des résultats sur Google par rapport aux résultats réels tient à la moindre appétence pour Internet au Front National.

Dans la pratique, il est en tout cas exact d’établir un lien entre les recherches Google dans la catégorie « politique » et les résultats des élections. Ce lien n’est pas arithmétique, il est complexe, il doit être analysé. Mais il existe.

La situation des candidats en 2017

Pour 2017, la même requête adaptée aux candidats en lice donne les résultats suivants:

Par commodité, j’ai choisi de régler la question du candidat socialiste en retenant Manuel Valls, mais cette décision est évidemment contestable, dans la mesure où rien ne garantit que Valls sera le vainqueur de la primaire.

L’analyse du tableau montre en tout cas que François Fillon est aujourd’hui en tête de tous les candidats connus. Toutefois, il est talonné de près par ses rivaux, notamment par Manuel Valls. Emmanuel Macron apparaît, dans cet ensemble, comme le troisième larron, juste devant Mélenchon et Marine Le Pen.

Là encore, ce classement dans un mouchoir de poche ne dit pas que Marine Le Pen est « sur-pronostiquée » par les sondages d’opinion. Il souligne plutôt que la compétition, à ce stade, entre les candidats, est loin d’être finie.

Macron et l’effet « meeting »

Une autre remarque mérite d’être faite sur la situation d’Emmanuel Macron. Alors qu’il se présente comme le candidat de la modernité, son impact sur les requêtes Google est largement inférieur à celui de ses rivaux en dehors de ses meetings largement relayés par les médias. Sur ce point, on peut s’interroger sur l’existence du « phénomène Macron » sans un appui massif de ces médias.

On notera aussi que cet effet a tendance à s’amenuiser avec le temps.

Un indicateur à suivre dans les mois à venir

Si l’intérêt suscité par les candidats sur Google ne peut constituer une religion, ce paramètre constitue toutefois un indicateur utile qui mérite d’être suivi avec attention. Il permet en effet de bien diagnostiquer la portée des événements et incidents qui émaillent la campagne.

On voit en effet qu’en 2012 comme en 2017 la courbe des requêtes suit efficacement les discours de campagne demeurés par la suite comme les moments essentiels de chaque candidat. Pour reprendre la courbe de 2012, on y voit clairement le manque de souffle de la campagne de Nicolas Sarkozy et les « cliquets » que François Hollande avaient pu franchir.

Cette courbe risque d’être particulièrement instructive à l’occasion de la primaire de la gauche.

Primaire de la gauche: un premier débat à encéphalogramme plat

Le premier débat pour la primaire de la gauche n’a réservé aucune surprise: les candidats se sont exprimés avec retenue et même timidité sur les sujets abordés par leur programme. On attendra donc les débats suivants pour savoir si des positions ou des rapports de force se dégagent plus clairement.

Chaque candidat a joué son rôle dans la primaire de la gauche

Sans surprise, chaque candidat a joué sa partition, occupant l’espace politique qui lui est dévolu. On a donc retrouvé un Benoît Hamon en voltigeur de l’aile gauche du parti et Sylvia Pinel en candidate auto-proclamée de l’entreprise. Entre les deux, les uns et les autres n’ont pas déçu, mais n’ont tenu aucune promesse. L’essentiel du débat a donc consisté à confirmer des propositions déjà connues dans un ordre assez attendu.

Valls n’a pas fait la différence

Un enseignement est donc à tirer du débat: Manuel Valls n’a pas fait la différence avec ses rivaux. Donnant souvent le sentiment d’être sur la défensive ou en position de justifier l’action d’un gouvernement qui pèse lourd dans la besace. Son ton était parfois crispé ou tendu. De ce point de vue, son expérience de Premier Ministre ne lui a donc pas permis d’incarner naturellement une candidature à la présidentielle.

Montebourg bien préparé

Sur la forme, c’est probablement Arnaud Montebourg qui a dégagé le plus de « prestance » et semblait à la fois le mieux préparé et le plus à l’aise. Il est apparu tel qu’en lui-même: à la fois grandiloquent et très attiré par les effets de langage. Il a multiplié les promesses et les annonces alléchantes. En revanche, il n’a guère montré une maîtrise technique particulière des dossiers d’actualité.

Peillon toujours lunaire

Vincent Peillon a mis son éloquence de professeur de philosophie au service de sa candidature. Son discours, très axé autour des valeurs, paraît toujours aussi déconnecté de la réalité des Français. Peillon a-t-il compris la différence de nature entre un débat pour une primaire à la présidentielle et un congrès du Parti Socialiste?

La suite nous le dira, mais on a deviné que, brusqué sur des dossiers techniques comme ceux de protection sociale, Peillon pourrait être mis en sérieuse difficulté.

Hamon le mieux préparé idéologiquement

Dans cette course de surplace, la richesse idéologique du programme de Benoît Hamon constitue donc un atout certain. L’intéressé peut imposer ses thèmes par le simple effet qu’il n’existe aucune idée alternative forte. On l’a bien senti hier, durant le débat: le revenu universel, la taxe sur les robots, sont des sujets assez faciles à imposer lorsqu’on est face à un vide intellectuel.

Les rivaux de Hamon ont bien eu tort de sous-estimer cet effet et pourraient s’en mordre rapidement les doigts. Dans la pratique, la nature de l’électeur est souvent d’avoir horreur du vide.

Vous aussi, repérez-vous sur le radar de la gauche

Le radar de la gauche qui nous sert à comparer les candidats de la primaire repose sur une méthodologie par items clivants. Nous dressons ici la liste de ces items et les scores obtenus par chaque candidat. Vous pouvez, à votre tour, répondre aux questions et vous situez par rapport aux candidats de la primaire.

L’axe Europe du radar

Pour comparer les candidats sur leurs propositions en matière européenne, le radar note cinq critères.

  1. le candidat veut-il un budget européen intégré avec un gouvernement économique?
  2. le candidat propose-t-il une Europe à plusieurs vitesses, avec des « noyaux durs » de quelques pays?
  3. le candidat souhaite-t-il que l’Europe harmonise des normes sociales élevées?
  4. le candidat propose-t-il une politique migratoire ouverte dans l’Union?
  5. le candidat veut-il une Europe de la défense?

L’axe finances publiques

Sur cet axe, les questions sont les suivantes:

  1. le candidat veut-il sortir du 3% des traités européens?
  2. le candidat propose-t-il une baisse partielle ou globale de la pression fiscale sur les particuliers?
  3. le candidat veut-il une CSG progressive?
  4. le candidat propose-t-il un revenu universel?
  5. le candidat revendique-t-il une annulation complète ou partielle de la dette publique?

L’axe souveraineté

Les questions sont les suivantes:

  1. la souveraineté joue-t-elle un rôle dans le programme du candidat?
  2. le candidat défend-il le « made in france »?
  3. le candidat exprime-t-il une préférence pour le protectionnisme?
  4. le candidat se préoccupe-t-il d’identité nationale?
  5. le candidat veut-il accroître l’effort de défense?

L’axe des réformes institutionnelles

Les questions posées ici sont les suivantes:

  1. le candidat veut-il réformer le parlement?
  2. le candidat veut-il associer les citoyens à l’élaboration des lois?
  3. le candidat propose-t-il un non-cumul intégral des mandats?
  4. le candidat veut-il instaurer un scrutin proportionnel aux législatives?
  5. le candidat propose-t-il le septennat unique?

L’axe de la laïcité

Voici les questions:

  1. la laïcité occupe-t-elle une place importante dans le programme du candidat?
  2. le candidat a-t-il un point de vue sur le rôle de l’Islam?
  3. le candidat propose-t-il un plus large accueil des migrants?
  4. le candidat accepte-t-il le droit de vote aux étrangers?
  5. le candidat prône-t-il la PMA (au moins pour les couples lesbiens)?

L’axe social

Enfin, et de façon presqu’anecdotique, le radar compare les propositions sociales des candidats, à travers les questions qui suivent:

  1. le candidat propose-t-il de « figer » la sécurité sociale?
  2. le candidat propose-t-il une réforme des retraites?
  3. le candidat propose-t-il une sécurité sociale professionnelle?
  4. le candidat propose-t-il une réforme du RSI?
  5. le candidat veut-il abroger la loi Travail?

Bon amusement à tous!