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Quand le Monde aime la discrimination anti-familles

On se pince pour y croire! Le Monde a fièrement publié un article appelant à la discrimination contre les familles, intitulé: « Se reposer en paix : cinq hôtels interdits aux enfants« , rédigé par Yoanna Sultan-R’bibo, par ailleurs journaliste chez Grazia et auteur d’un livre sur le 11 septembre.

Les bienfaits de la discrimination selon Le Monde

Je livre ici un florilège de cet article hallucinant qui en dit long sur le deux poids deux mesures dans la discrimination parmi les bien-pensants:

A quoi bon abandonner ses enfants pour les vacances, si c’est pour se coltiner ceux des autres dans la salle du petit déj’ et – horreur ! – autour de la piscine ? La solution : opter pour un hôtel « réservé aux adultes ». (…)

L’Hexagone semble avoir du mal avec l’étiquette « Interdit aux moins de 18 ans ». Discriminant, disent certains. (…)

Trois piscines en terrasse qui surplombent la mer Egée et la baie de Mirabello… le rêve. Qu’un enfant faisant des bombes dans l’eau viendrait forcément gâcher. (…)

« Les enfants qui sortaient de la piscine et couraient les pieds mouillés sur le sol en marbre, ça m’angoissait, raconte Ann, la propriétaire. Nous avons donc stipulé sur le site que l’endroit ne convenait pas aux jeunes enfants. » Depuis, l’élégante Villa St Maxime a fait de cette interdiction son fond de commerce. (…)

L’Algarve, au sud du Portugal, est en passe de devenir la destination préférée des Français. Pour éviter les familles nombreuses qui se pressent sur la côte, on s’isole dans les terres, entre oliviers et orangers.

Jusqu’où le Monde défendra-t-il la discrimination contre la majorité?

Pour mesurer l’ignominie de cet article paru dans le journal de Pierre Bergé, rappelons-le, inspirateur de Touche pas à mon pote! et grand défenseur de la cause gaie, je propose à Yoanna de remplacer dans ses phrases le mot « enfant » par le mot « juif » ou le mot « noir » ou le mot « arabe » ou le mot ‘homosexuel ».

L’article donne alors:

« Se reposer en paix: cinq hôtels interdits aux Juifs

« A quoi bon abandonner ses Juifs pour les vacances, si c’est pour se coltiner ceux des autres dans la salle du petit déj’ et – horreur ! – autour de la piscine ? (…)

L’Hexagone semble avoir du mal avec l’étiquette « Interdit aux Juifs ». Discriminant, disent certains. »

Tout simplement écoeurant.

Les entreprises ne préfèrent pas les grosses!

Au chapitre des innombrables discriminations pratiquées par les entreprises au moment du recrutement, le défenseur des droits vient de faire une révélation, conjointement à l’Organisation du Travail: les employeurs fuient les femmes obèses, et accessoirement les hommes du même calibre. Il paraît même qu’Emmanuel Macron va lancer une campagne de testing pour vérifier cette accusation.

On imagine déjà la question: si vous avez le choix entre recruter Macron et recruter Larcher pour un job de jeune premier, lequel choisissez-vous?

Les entreprises n’aiment pas les grosses

Selon la neuvième édition du baromètre sur la perception des discriminations dans l’emploi, 8 chômeurs interrogés sur 10 pensent que leur apparence physique a une influence sur le recruteur et qu’avoir une corpulence ou un style vestimentaire « hors normes » constitue un facteur de discrimination. Comme c’est bizarre! un punk à chien couvert de tatouages et une crête bleue sur la tête aurait moins de chance d’être embauché dans un poste commercial qu’une jeune fille en tailleur et en chignon? La société française est vraiment devenue scandaleuse, et nos entreprises sont un ramassis de discriminateurs en série.

Inversement, on se demande bien pourquoi un recruteur qui a le choix entre un candidat homme en bonne santé et une candidate femme obèse choisit le premier plutôt que la seconde pour un emploi de transporteur, de livreur cycliste ou de bûcheron. Ces discriminations sont insupportables.

Selon le même baromètre, 10 % des femmes au chômage déclarent avoir été discriminés à l’embauche à cause de leur apparence physique. On notera bien entendu qu’il s’agit d’une déclaration des intéressées, sans aucun élément de preuve à l’encontre des employeurs. Les esprits malicieux traduiront immédiatement: si seules 10% des chômeuses se disent victimes de discrimination au physique, c’est que le phénomène n’est pas si répandu qu’on ne nous le fait croire.

Les entreprises sommées de faire tout et son contraire

On ajoutera donc le baromètre du défenseur des droits au chapitre des innombrables injonctions paradoxales qui pèsent sur les entreprises et leur vie quotidienne.

Ainsi, les entreprises ne doivent pas discriminer les candidats selon leur physique, mais elles doivent aussi faire de la prévention en matière de santé, au titre de leur responsabilité sociale. Elles doivent donc recruter indifféremment des obèses ou des anorexiques, puis mettre en place une ergonomie de travail sous le contrôle de la médecine du même nom destinée à éviter les risques d’accident. Elles doivent ensuite prévoir des menus minceur à la cantine, respecter des principes diététiques, et enfin aménager les horaires de travail pour que les personnes en surpoids puissent prendre les transports aux heures où elles auront de la place. Et comme les obèses sont particulièrement exposées au risque d’accidents cardio-vasculaires, elles se doteront d’un nombre suffisant de défibrillateurs pour limiter le risque de mortalité.

Le plus courageux, bien sûr, est de recruter des odalisques à des postes d’accueil du public, voire d’hôtesses. L’exposition au risque de harcèlement moral est alors maximale. Que la tenue soit trop ajustée, qu’elle découvre de façon trop généreuse des bourrelets inconvenants, et la salariée demandera immédiatement réparation pour ces humiliations constantes et répétées.

Les entreprises face à la tyrannie des minorités

Le baromètre ne dit curieusement rien des cumuls de discrimination. Ainsi, qu’une Noire ou qu’une Arabe ait le malheur d’être obèse, et nul ne sait si sa candidature a plutôt été écartée parce qu’elle était obèse ou parce qu’elle était arabe. Pour peu que la même obèse soit venue voilée à un entretien de recrutement pour un poste d’hôtesse d’accueil ou de maître-nageuse, elle pourra même invoquer l’islamophobie.

On voit bien que, au rythme aberrant où va la société française, sous la tyrannie des minorités qui sévit et qui l’obsède, plus personne ne s’interroge sur les compétences des individus. Si la femme arabe, obèse, voilée, n’a pas été recrutée comme maître nageuse, c’est peut-être tout simplement parce que l’entretien a montré qu’elle ne savait pas nager, ou qu’elle nageait moins bien que les autres candidates. Cette question-là n’est même plus posée. Seules les apparences et l’étiquette d’un bien-vivre ensemble totalement illusoire comptent. On dit illusoire, car on voit mal comment pourrait durablement fonctionner une société où les compétences sont moins importantes que le respect de critères purement formels dont la visée est politique et pas économique.

Le chef d’entreprise qui tient à se mettre en conformité avec toutes ces prescriptions doit faire un double choix. Premièrement, il peut d’emblée renoncer à chercher des clients et à gérer son entreprise: le respect des innombrables principes que lui impose sa « responsabilité sociale » est à la fois si chronophage et si contraignant qu’il absorbe toute l’énergie du dirigeant. Deuxièmement, le mieux pour lui est de ne plus recruter aucun Français blanc d’obédience chrétienne ou laïque, de corpulence normale, diplômé, hétérosexuel, avec enfant et dépourvu de tout handicap. Sa préférence pour ce type d’individu le tend en effet suspect de ne pas aimer l’égalité des chances et d’appartenir au groupe des méchants racistes qui n’aiment pas la différence.

Et c’est bien le paradoxe que nous vivons: l’amour sacré des différences pousse peu à peu à l’exclusion de la majorité.