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Les entreprises sont soumises à 233 impôts!

Article écrit pour Décider & Entreprendre.

La Cour des Comptes s’est enfin intéressée à la fiscalité des entreprises et y consacre un volumineux rapport dont la lecture est précieuse. Ce rapport souligne la complexité et la lourdeur de la fiscalité qui pèse sur l’ensemble des entreprises françaises, parfois de façon absurde ou contraire à la rationalité économique.

233 impôts pour les entreprises

La Cour dresse un bilan tout à fait intéressant du nombre d’impôts, de taxes, de contributions, de prélèvements auxquelles les entreprises sont soumises. Voici un extrait significatif du rapport:

Comme le rapport l’indique, les entreprises acquittent annuellement près de 773 milliards d’euros de prélèvements de tous types, soit 36,1% du PIB. Les entreprises sont donc aujourd’hui, et de loin, les premières contributrices à la prospérité et au financement des politiques publiques. Pour ce faire, leur pression fiscale est répartie sur une masse complexe de prélèvements, dont l’assiette est très inégalement répartie.

8 prélèvements assurent 85% des recettes, et 96 prélèvements n’en assurent même pas 0,3%….

Les entreprises ont besoin d’une réforme fiscale

Le tableau produit par la Cour des Comptes permet de comprendre facilement les raisons pour lesquelles les entreprises ont urgemment besoin d’une réforme fiscale qui simplifie radicalement leur fonctionnement:

L’essentiel des prélèvements auxquels les entreprises sont soumises relèvent des organismes sociaux. Ceux-ci représentent 54,4% de la richesse prélevée chaque année sur l’appareil productif. Comme le souligne la Cour, ces dépenses sont de moins en moins liées à des prestations contributives (c’est-à-dire réservées aux seuls cotisants) et de plus en plus liées à des prestations universelles de solidarité.

Une fois de plus ces chiffres nourriront donc la polémique sur le coût excessif d’une sécurité sociale qui pèse lourdement sur le travail et la productivité, pour financer des missions qui relèveraient plutôt de l’impôt et de l’action de l’Etat.

On notera que les prélèvements opérés par l’Etat sont donc aujourd’hui minoritaires dans la contribution des entreprises à l’intérêt général.

2 entreprises sur 3 se créent avec moins de 16.000 euros

Les entreprises françaises manquent-elles de capital? Une étude de l’INSEE parue la semaine dernière le laisse entendre. Cette enquête quadriennale permet de faire le point sur les créations d’entreprises en France.

Les entreprises sont sous-capitalisées

L’étude met en évidence que 54% des entreprises démarrent avec moins de 8.000 euros, et 68% avec moins de 16.000 euros…

entreprises

En poussant l’analyse plus loin, on remarquera même que près du tiers d’entre elles commencent avec moins de 2.000 euros. Cette proportion a augmenté de 50% en 4 ans.

On remarquera qu’en 2010, 60% des entreprises seulement démarraient avec moins de 16.000 euros.

En quelques années, un phénomène de paupérisation des projets entrepreneuriaux s’est donc produit, avec une explosion de « lumpen firms » ne bénéficiant pratiquement d’aucun moyen pour démarrer.

Le commerce toujours en tête

L’étude de l’INSEE souligne par ailleurs les évolutions curieuses dans les projets de créations. Structurellement, le commerce reste le premier des projets, mais sa « domination » s’érode au profit du secteur de la construction.

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On le voit: plus d’une création sur cinq se fait dans le commerce, alors que cette proportion était d’une sur quatre en 2010. Progressivement, le secteur de la construction génère autant de créations d’entreprises que celui du commerce.

La poussée la plus forte depuis 2010 a toutefois lieu dans le domaine de la santé humaine et de l’action sociale.

Les activités les plus gourmandes en capital (assurances, finances) sont les moins prisées…

Les entreprises ne préfèrent pas les grosses!

Au chapitre des innombrables discriminations pratiquées par les entreprises au moment du recrutement, le défenseur des droits vient de faire une révélation, conjointement à l’Organisation du Travail: les employeurs fuient les femmes obèses, et accessoirement les hommes du même calibre. Il paraît même qu’Emmanuel Macron va lancer une campagne de testing pour vérifier cette accusation.

On imagine déjà la question: si vous avez le choix entre recruter Macron et recruter Larcher pour un job de jeune premier, lequel choisissez-vous?

Les entreprises n’aiment pas les grosses

Selon la neuvième édition du baromètre sur la perception des discriminations dans l’emploi, 8 chômeurs interrogés sur 10 pensent que leur apparence physique a une influence sur le recruteur et qu’avoir une corpulence ou un style vestimentaire « hors normes » constitue un facteur de discrimination. Comme c’est bizarre! un punk à chien couvert de tatouages et une crête bleue sur la tête aurait moins de chance d’être embauché dans un poste commercial qu’une jeune fille en tailleur et en chignon? La société française est vraiment devenue scandaleuse, et nos entreprises sont un ramassis de discriminateurs en série.

Inversement, on se demande bien pourquoi un recruteur qui a le choix entre un candidat homme en bonne santé et une candidate femme obèse choisit le premier plutôt que la seconde pour un emploi de transporteur, de livreur cycliste ou de bûcheron. Ces discriminations sont insupportables.

Selon le même baromètre, 10 % des femmes au chômage déclarent avoir été discriminés à l’embauche à cause de leur apparence physique. On notera bien entendu qu’il s’agit d’une déclaration des intéressées, sans aucun élément de preuve à l’encontre des employeurs. Les esprits malicieux traduiront immédiatement: si seules 10% des chômeuses se disent victimes de discrimination au physique, c’est que le phénomène n’est pas si répandu qu’on ne nous le fait croire.

Les entreprises sommées de faire tout et son contraire

On ajoutera donc le baromètre du défenseur des droits au chapitre des innombrables injonctions paradoxales qui pèsent sur les entreprises et leur vie quotidienne.

Ainsi, les entreprises ne doivent pas discriminer les candidats selon leur physique, mais elles doivent aussi faire de la prévention en matière de santé, au titre de leur responsabilité sociale. Elles doivent donc recruter indifféremment des obèses ou des anorexiques, puis mettre en place une ergonomie de travail sous le contrôle de la médecine du même nom destinée à éviter les risques d’accident. Elles doivent ensuite prévoir des menus minceur à la cantine, respecter des principes diététiques, et enfin aménager les horaires de travail pour que les personnes en surpoids puissent prendre les transports aux heures où elles auront de la place. Et comme les obèses sont particulièrement exposées au risque d’accidents cardio-vasculaires, elles se doteront d’un nombre suffisant de défibrillateurs pour limiter le risque de mortalité.

Le plus courageux, bien sûr, est de recruter des odalisques à des postes d’accueil du public, voire d’hôtesses. L’exposition au risque de harcèlement moral est alors maximale. Que la tenue soit trop ajustée, qu’elle découvre de façon trop généreuse des bourrelets inconvenants, et la salariée demandera immédiatement réparation pour ces humiliations constantes et répétées.

Les entreprises face à la tyrannie des minorités

Le baromètre ne dit curieusement rien des cumuls de discrimination. Ainsi, qu’une Noire ou qu’une Arabe ait le malheur d’être obèse, et nul ne sait si sa candidature a plutôt été écartée parce qu’elle était obèse ou parce qu’elle était arabe. Pour peu que la même obèse soit venue voilée à un entretien de recrutement pour un poste d’hôtesse d’accueil ou de maître-nageuse, elle pourra même invoquer l’islamophobie.

On voit bien que, au rythme aberrant où va la société française, sous la tyrannie des minorités qui sévit et qui l’obsède, plus personne ne s’interroge sur les compétences des individus. Si la femme arabe, obèse, voilée, n’a pas été recrutée comme maître nageuse, c’est peut-être tout simplement parce que l’entretien a montré qu’elle ne savait pas nager, ou qu’elle nageait moins bien que les autres candidates. Cette question-là n’est même plus posée. Seules les apparences et l’étiquette d’un bien-vivre ensemble totalement illusoire comptent. On dit illusoire, car on voit mal comment pourrait durablement fonctionner une société où les compétences sont moins importantes que le respect de critères purement formels dont la visée est politique et pas économique.

Le chef d’entreprise qui tient à se mettre en conformité avec toutes ces prescriptions doit faire un double choix. Premièrement, il peut d’emblée renoncer à chercher des clients et à gérer son entreprise: le respect des innombrables principes que lui impose sa « responsabilité sociale » est à la fois si chronophage et si contraignant qu’il absorbe toute l’énergie du dirigeant. Deuxièmement, le mieux pour lui est de ne plus recruter aucun Français blanc d’obédience chrétienne ou laïque, de corpulence normale, diplômé, hétérosexuel, avec enfant et dépourvu de tout handicap. Sa préférence pour ce type d’individu le tend en effet suspect de ne pas aimer l’égalité des chances et d’appartenir au groupe des méchants racistes qui n’aiment pas la différence.

Et c’est bien le paradoxe que nous vivons: l’amour sacré des différences pousse peu à peu à l’exclusion de la majorité.

 

La France championne du monde de la création d’entreprises!

Une étude américaine attribue à la France la première place mondiale pour la création d’entreprises. A rebours des idées reçues

Une étude menée par le cabinet de conseil RSM International se concentre sur la création d’entreprises dans le monde entre 2007 et 2011. La voici:

Le résultat de l’étude est assez stupéfiant: la France est le pays du monde où le plus grand nombre d’entreprises (rapportées au nombre d’entreprises existant) a été créé.

Création d'entreprises en France
Création d’entreprises en France

 

Ce résultat tient essentiellement à la création du statut d’auto-entrepreneur, qui a permis une explosion du nombre de créateurs d’entreprise.

Un phénomène à méditer longuement, puisque le gouvernement ne semble pas décidé à capitaliser outre mesure sur cette mesure inventée par la majorité précédente.