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Mois : mars 2011

La note de la Tunisie abaissée

AFP le 16/03/2011 à 18:49

Tunisie : SP abaisse à son tour la note d’un cran à BBB-

L’agence de notation Standard and Poor’s a annoncé à son tour mercredi qu’elle dégradait d’un cran la note de la dette à long terme de la Tunisie à BBB-, assortie d’une perspective stable, en raison des incertitudes entourant la situation économique et politique du pays.

L’agence Fitch avait déjà abaissé la note de la dette souveraine tunisienne début mars, également à BBB-, mais en maintenant une perspective négative, au contraire de SP.

L’euro fort met la Grèce au bord du gouffre selon le FMI

AFP le 16/03/2011 à 18:27

L’économie de la Grèce va se dégrader plus longtemps que prévu, selon le FMI :

La conjoncture pour l’économie de la Grèce va se dégrader plus longtemps que prévu, a estimé mercredi le Fonds monétaire international, indiquant qu’elle devrait toucher le fond au second semestre et qu’elle reste pénalisée par un euro très nettement surévalué pour elle.

« L’économie devrait toucher le fond au second semestre de 2011 », a indiqué le Fonds dans un rapport d’étape sur son prêt à la Grèce. Dans son rapport précédent, publié en décembre, le FMI situait ce moment au « premier semestre de 2011 ».

Le FMI a laissé inchangée sa prévision pour l’ensemble de l’année: il table toujours sur un recul de 3% du produit intérieur brut, une projection qui selon lui « reste tout à fait à la portée » de la Grèce.

Le PIB s’était contracté de 4,5% en 2010. Au fil de l’année, le rythme de la récession ne s’est atténué que modestement: après avoir chuté de 1,9% au premier trimestre 2010, le PIB a encore perdu 1,4% au quatrième trimestre.

Le Fonds a débloqué lundi une quatrième tranche de son prêt au pays, pour un montant de 4,1 milliards d’euros, portant les sommes versées à 14,6 milliards d’euros sur un total prévu de quelque 30 milliards.

D’après ses économistes, la Grèce est toujours dans un environnement très difficile. Ils ont relevé la « surévaluation considérable » de l’euro du point de vue de ce pays, l’estimant entre 20 et 34%.

Dans le rapport publié au moment où la Grèce avait obtenu l’aide du FMI et de ses partenaires européens, en mai, les mêmes économistes estimaient la surévaluation de l’euro à 20 ou 30% pour la Grèce.

Les Anglais mis à genou pour rembourser la dette

AFP le 16/03/2011 à 17:16

GB : le nombre de chômeurs au sommet depuis 17 ans, record chez les jeunes

Le marché du travail britannique a émis mercredi de nouveaux signaux inquiétants: le nombre de chômeurs s’est hissé en janvier à un sommet depuis 17 ans et le chômage des jeunes bat tous les records, même si le nombre d’allocataires a reculé en février contrairement aux attentes.

Le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) a augmenté de 27.000 à 2,53 millions sur les trois mois achevés en janvier, portant le taux de chômage correspondant à 8% contre 7,9% sur les trois mois achevés en décembre, a précisé l’Office des statistiques nationales (ONS) dans un communiqué publié mercredi.

Un tel taux de chômage n’avait pas été enregistré depuis février 2010, dans le sillage de la crise financière qui avait touché le pays de plein fouet.

En valeur absolue, le nombre de chômeurs a atteint un sommet depuis 1994, a précisé l’ONS.

C’est plus que prévu par les économistes, qui tablaient sur un maintien du taux à 7,9% comme en décembre, d’après une note de la banque HSBC.

Parallèlement, le chômage a poursuivi son envolée chez les jeunes actifs (16 à 24 ans), avec 974.000 d’entre eux à la recherche d’un emploi et un taux de chômage de 20,6%, des niveaux qui n’avaient encore jamais été atteints depuis le début du calcul de ces statistiques en 1992.

En revanche, le nombre de bénéficiaires de l’allocation-chômage, qui sert au calcul du taux de chômage au sens national, a reculé en février, contrairement aux attentes.

Il a diminué de 10.200 à 1,45 million de personnes, alors que les experts tablaient sur une stabilisation, et le taux de chômage correspondant s’est maintenu à 4,5%, comme le prévoyaient cette fois les économistes.

Ces chiffres ont été scrutés avec une attention toute particulière par les analystes, qui les ont jugés globalement négatifs alors que les coupes budgétaires sans précédent décidées par le gouvernement britannique commencent seulement à faire sentir leurs effets.

Selon des prévisions officielles, le plan d’austérité du gouvernement du Premier ministre conservateur David Cameron devrait entraîner la disparition de 330.000 emplois publics sur quatre ans.

La note de l’Egypte dégradée

AFP le 16/03/2011 à 13:59

Moody’s dégrade la note de l’Egypte pour la deuxième fois en moins de 2 mois :

L’agence de notation Moody’s Investors Service a dégradé mercredi pour la deuxième fois en moins de deux mois la note de l’Egypte, désormais ramenée à « Ba3 », et n’exclut pas de la dégrader davantage à court terme.

Cette note, qui était jusque-là de « Ba2 », est assortie d’une perspective négative, ce qui implique qu’elle est susceptible d’être dégradée à court terme, indique Moody’s.

Dans la notation de Moody’s, une note « Ba3 » signifie que l’Egypte en l’occurence se situe dans la catégorie des pays qui risquent de ne pas pouvoir honorer leurs échéances.

Etats-Unis: toujours des signaux faibles inquiétants

AOF le 16/03/2011 à 13:42

USA : baisse inattendue des permis de construire en février

(AOF) – Aux Etats-Unis, 517 000 permis de construire ont été enregistrés au mois de février après 560 000 en janvier. Les économistes prévoyaient au contraire une hausse des permis à 570 000. Par ailleurs, les mises en chantier ont reculé à 479 000 après 618 000 en janvier et un consensus de 570 000.

L’harmonisation fiscale en route dans l’Union Européenne

AFP le 16/03/2011 à 13:39

Fiscalité des sociétés : Bruxelles relance un projet contesté d’harmonisation

La Commission européenne a relancé mercredi une proposition controversée de base commune pour l’impôt sur les sociétés dans l’UE, alors que l’Irlande est sous pression de ses partenaires pour lâcher du lest sur la fiscalité des entreprises.

Le projet prévoit de créer une « Assiette commune consolidée pour l’impôt des sociétés » (ACCIS), c’est-à-dire un régime unique pour le calcul du revenu imposable des entreprises exerçant leur activité dans l’Union européenne.

Ce serait une simplification du système, car actuellement les sociétés doivent se soumettre aux 27 différents règles propres à chaque pays, et traiter avec 27 administrations fiscales différentes.

« Avec l’ACCIS, il sera plus facile, plus économique et plus pratique pour les entreprises de mener leurs activités dans l’Union », a souligné le commissaire européen à la Fiscalité, Algirdas Semeta.

Le dispositif doit donner aux sociétés un ensemble unique de règles, mais aussi la possibilité de ne remplir qu’une seule déclaration fiscale pour l’ensemble de leurs activités dans l’UE, auprès d’une seule administration.

Sur la base de ce « guichet unique », le revenu imposable de l’entreprise serait ensuite réparti entre les pays où elle exerce une activité.

Les pays continueraient ensuite à appliquer leurs taux d’impositions nationaux sur leur part de l’assiette.

La Commission propose toutefois que le nouveau mécanisme soit facultatif. Les entreprises qui estimeraient pouvoir en tirer parti pourraient opter pour ce régime, tandis que les autres pourraient continuer à relever des régimes nationaux.

La proposition de Bruxelles reste cependant controversée.

Elle est soutenue par la France et l’Allemagne, mais suscite l’opposition de l’Irlande, qui y voit le premier pas vers une harmonisation des taux dont elle ne veut pas.

L’inflation progresse

L’inflation dans la zone euro à 2,4% en février sur un an

mercredi 16 mars 2011 11h17

BRUXELLES (Reuters) – L’inflation dans la zone euro s’est élevée à 2,4% en février sur un an, a annoncé mercredi Eurostat.

Elle était de 2,3% sur un an en janvier, de 2,2% en décembre et de 1,9% en novembre.

La hausse des prix s’est élevé à 0,4% en février par rapport à janvier.

Le Portugal en mauvaise voie…

Moody’s abaisse la note du Portugal avec perspective négative

mercredi 16 mars 2011 00h03

SYDNEY (Reuters) – Moody’s a abaissé mardi la note de la dette souveraine du Portugal de deux crans pour la porter à A3 et déclaré qu’il pourrait l’abaisser une fois de plus en raison de l’impact de la hausse des coûts de financement et des difficultés de Lisbonne à atteindre ses objectifs budgétaires.

Le cours de l’euro a légèrement varié après cette annonce, les marchés l’ayant anticipée de longue date d’autant que la crise nucléaire au Japon a occulté l’annonce de Moody’s.

Moody’s a expliqué maintenir une note négative sur les perspectives portugaises puisqu’elle juge qu’un abaissement est nettement plus probable qu’un relèvement au cours des deux ans à venir.

L’agence dit son inquiétude de voir Lisbonne et l’économie portugaise dans son ensemble contraintes de se financer à des coûts élevés.

Moody’s souligne encore que l’économie mondiale reste pavée d’incertitudes et qu’un relèvement des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne présenterait un risque pour le Portugal.

Wayne Cole, Nicolas Delame pour le service français

Dépenses publiques: l’Union Européenne accouche d’une souris!

Les Vingt-Sept s’accordent sur la réforme du Pacte de stabilité

mardi 15 mars 2011 14h02

par Julien Toyer

BRUXELLES (Reuters) – Les Etats membres de l’UE se sont entendus mardi sur la réforme du Pacte de stabilité et de croissance, qui contrôlera de manière plus étroite l’évolution de la dette et dont les sanctions seront plus automatiques mais aussi soumises à un contrôle politique plus fort.

L’accord trouvé à 27 devra désormais être négocié avec le Parlement européen, qui co-décide sur ce dossier et dont la position ne sera arrêtée que courant avril. Un accord final est attendu pour le mois de juin.

Parmi les principales caractéristiques du texte agréé par les Etats membres, qui sera inclus à la réponse « globale » à la crise préparée en vue du sommet européen des 24 et 25 mars, figurent notamment :

– UNE SURVEILLANCE DES DÉPENSES

Afin d’encourager à la réalisation des Objectifs de moyens terme (OMT), une valeur de référence en matière de dépenses sera introduite et la hausse des dépenses annuelles ne pourra pas excéder la hausse du PIB à moyen terme. Ceci doit notamment servir à ce que des revenus extraordinaires soient alloués à la réduction de la dette et non à des dépenses supplémentaires.

Une déviation significative par rapport à la valeur de référence pourrait conduire à des sanctions.

– UNE ATTENTION ACCRUE PORTÉE À LA DETTE

Le critère d’une dette publique n’excédant pas 60% du PIB, déjà présent dans le Pacte de stabilité et de croissance, sera surveillé de manière beaucoup plus étroite.

Les Etats membres devront prendre des mesures de correction si cette dette est excédentaire et ce même si leur déficit est en dessous de la limite de 3% du PIB fixée par le Pacte.

Par ailleurs, cette dette devra être réduite à un rythme annuel de 5% sur trois années glissantes.

La décision sur des sanctions en la matière se basera sur d’autres « facteurs pertinents », comme les éventuelles conséquences pour la dette publique de dettes privées trop importantes, les coûts du vieillissement d’un pays ou encore le coût de mise en oeuvre d’une réforme des retraites.

– DES SANCTIONS FINANCIÈRES PLUS LOURDES

Un nouveau régime de sanctions financières sera introduit pour les Etats membres de la zone euro. Ces sanctions interviendront plus tôt dans la procédure de déficit excessif et s’appliqueront de manière graduelle.

Un dépôt financier non rémunéré de 0,2% du PIB pourra être imposé à un Etat membre, suivi d’une amende si des mesures de correction ne sont pas mises en place.

– DES SANCTIONS PLUS AUTOMATIQUES

Le déclenchement des sanctions sera plus automatique que dans le Pacte actuel. Une règle de la majorité inversée sera introduite impliquant qu’un Etat souhaitant éviter une procédure de déficit excessif proposée par la Commission européenne devra réunir une majorité qualifiée à cet effet.

– UNE COORDINATION RENFORCÉE

Les Etats membres s’engagent également à renforcer leur coordination budgétaire, notamment via une planification budgétaire multi-annuelle.

Les pratiques en matière de comptabilité publique de statistiques et de prévisions devront être en conformité avec les standards européens.

– UNE SURVEILLANCE MACRO-ÉCONOMIQUE RENFORCÉE

En parallèle du nouveau cadre budgétaire, les Etats membres souhaitent mettre en oeuvre un nouveau mécanisme de prévention et de correction des déséquilibres macro-économiques, via l’instauration d’une « procédure de déséquilibre excessif ».

Un Etat membre pourrait se voir imposer des sanctions si des déséquilibres sont constatés et qu’il ne tient pas compte de manière répétée de recommandations qui lui sont faites.

Une amende annuelle de 0,1% du PIB, adoptée avec la règle de la majorité inversée pourrait être décidée.

Un tableau de bord des déséquilibres macro-économiques sera également installé avec un mécanisme de détection précoce.

– AMENDES TRANSFÉRÉES AU FESF ET MES

Les Etats membres se sont enfin mis d’accord pour que les amendes collectées dans le cadre des procédures de déficit ou de déséquilibre excessif soient abondées au Fonds européen de stabilité financière (FESF) ou à son successeur à partir de 2013, le Mécanisme européen de stabilité financière (MES)

Cette étrange atmosphère de fin du monde

Avec la dégradation constante de la situation nucléaire au Japon, il règne un troublant fumet de dévastation sur notre planète, comme une étrange atmosphère de fin du monde, qui nous interroge forcément sur les certitudes acquises depuis soixante ans.

La fin du primat technologique?

Depuis plus d’un siècle, et à coup sûr depuis soixante ans, le monde industrialisé sacrifie à un seul dieu: la technologie.

Qu’il était beau ce veau d’or! Il agissait comme une nouvelle vérité révélée. Foin des valeurs, de la liberté, des choix moraux. Nous n’en avions plus que pour la science, dite exacte, ou pure, et pour ses réalisations technologiques, comme si elle nous parlait d’un nouveau paradis. Et d’ailleurs la technologie était bien la promesse du paradis sur terre: elle devait rendre l’homme toujours plus vieux, toujours plus sain, comme si nous approchions de l’immortalité. Elle organisait la société, les choix collectifs, elle devait gouverner les âmes.

Dans ce concert technologique, nous sommes sommés depuis trop longtemps de nous déposséder de notre liberté au profit des experts. Ceux qui n’ont pas un diplôme et une blouse blanche n’ont plus le droit de participer aux décisions, et doivent simplement s’en remettre à ceux qui savent et qui ont compétence pour diriger ou décider. En ce sens, la religion de la technologie agit comme une tyrannie et étouffe la démocratie: elle légitime la confiscation du pouvoir par une élite qui s’appuie sur une caste de savants, dont les récentes affaires comme celle du Médiator ont bien montré qu’ils étaient au service du mensonge et d’intérêts particuliers. Ces experts sont les nouveaux prêtres qui asservissent les peuples.

En bout de course, le primat technologique a systématiquement servi quelques intérêts qui ont imposé leurs choix aux populations, même au risque de nous exposer aux pires dangers. La crise japonaise montre sans équivoque comment le lobby nucléaire a, avec force propagande et approximations, convaincu les opinions publiques d’adhérer à des solutions collectives qui nous mettent aujourd’hui dans le plus grand des périls.

L’extrême fragilité des sociétés industrialisées

La panique qui règne au Japon, et qui s’étend au monde, nous rappelle très tristement notre extrême fragilité dans l’histoire.

Il n’y a pas si longtemps, certains intellectuels parlaient de la fin de l’histoire! comme si l’homme avait vaincu le temps et avait enfin accédé à l’éternité. Comme si l’industrialisation nous avait placé au-dessus de l’ensemble des forces naturelles.

Ce que nous voyons en direct au Japon nous pousse évidemment à la plus grande des compassions. Dans l’hypothèse abominable, que personne ne peut imaginer, d’une catastrophe nucléaire complète, l’archipel nippon se transformerait en une immense prison pour 130 millions de personnes. La conurbation de Tokyo, à 200 kilomètres de la centrale en feu, compte 35 millions d’habitants.

Ceux qui se souviennent de la fierté des Japonais face à leur reconstruction d’après-guerre ne manqueront pas de contempler cet étrange spectacle d’un pays devenu un temps la deuxième économie mondiale, aujourd’hui en proie à une dévastation fulgurante. Nous observons là la stupeur des civilisations confrontée à l’angoisse de leur propre disparition. Celle qui saisit l’occident régulièrement et qui nous conduit à des réactions irrationnelles. Car la panique japonaise nous prouve que toute construction humaine reste contingente, même si, l’espace de quelques décennies, elle peut croire s’être abstraite de cette contingence.

Revenir à une conception raisonnable de la nature

Face au risque létal que représente aujourd’hui le recours à des techniques aussi dangereuses que le nucléaire, l’opinion mondiale ne peut faire l’économie d’un retour à une conception raisonnable de la nature.

Non, l’homme n’est pas capable de dominer les forces naturelles par ses innovations techniques.

Non, l’homme ne peut échapper à sa condition de créature naturelle.

Non, la technologie ne peut se substituer à la nature.

En réalité, le défi qui s’ouvre, et que nous espérons tous pouvoir achever maintenant, est celui d’un retour à une civilisation en harmonie avec les forces qui l’entourent. L’idéologie matérialiste de la consommation nous trompe, car elle nous donne l’illusion que l’homme peut en dépendre que de ses propres fabrications. Ce postulat est faux, nous le découvrons de façon tragique. L’homme est un animal qui peut s’élever vers une forme d’immortalité par la pensée. Mais il ne peut vaincre la nature par son intelligence. Il doit apprendre à composer avec elle.