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Mais qui prépare la candidature de Valls en 2017?

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J’indiquais hier dans un papier sur François Hollande que Manuels Valls était le seul à n’avoir pas encore trahi la cause présidentielle. Un lecteur bien intentionné m’envoie un lien tout à fait intéressant qui suscite quand même quelques questions sur les visées profondes de notre Premier Ministre. Il semblerait en effet que dès 2011 des esprits malins aient songé à préparer la candidature de Valls… en 2017.

Voici notamment ce que donne l’enregistrement des noms de domaine sur la base Whois:

Valls

Comme la capture d’écran l’indique, l’adresse est toujours active. Elle fut créée le 22 octobre 2012, soit quelques semaines après l’arrivée de François Hollande à l’Elysée. Une bonne âme l’a opportunément renouvelée le 15 octobre 2015, pour un an.

Plus amusant encore, l’adresse Valls2017.com fut enregistrée dès l’annonce de la victoire de François Hollande… à la primaire du Parti Socialiste.

Valls

Le nom de domaine expire le 15 septembre 2016… D’ici là, il est prêt à servir. Les mauvais esprits remarqueront qu’il fut renouvelé en même temps que le nom de domaine Valls2017.fr.

Trois explications sont possibles.

Soit l’adresse fut créée à l’insu de Manuel Valls par un esprit pervers bien décidé à se faire de l’argent dans l’hypothèse où l’actuel Premier Ministre serait candidat. La cession du nom est en effet possible, aux conditions imposées par le détenteur du domaine.

Soit l’adresse fut créée dès le lendemain de la primaire par François Hollande, qui voulait ainsi juguler celui qu’il considérait comme un rival possible. Mais on conviendra que cette hypothèse est douteuse, surtout qu’en 2011 Manuel Valls n’était pas le premier rival possible de celui qui est devenu Président par la suite.

Soit l’adresse fut créée par Manuel Valls ou par son entourage, dans la foulée d’une primaire où tout le monde, au Parti Socialiste, se disait que François Hollande était la pire chose qui pouvait arriver à la gauche. Certains l’ont oublié, mais, à l’époque, il ne fallait même pas tendre l’oreille dans les allées du Parti pour entendre pis-que-pendre du leader de la gauche. Certains étaient déjà convaincus que, dans l’hypothèse malheureuse (pour le pays, pas pour eux), d’une élection de Hollande à l’Elysée, l’impétrant laisserait le pays dans un état au moins égal à celui des chiottes de la rue de Solferino lorsqu’il y avait cédé la place à Martine Aubry.

5 commentaires

  1. Pierre dit

    OK c’est rigolo. La thèse du petit malin, « cybersquatter », semble la plus plausible.

    Car… ne perdons pas de vue la « big picture ». Valls est certes un kapo du système… mais il n’est pas -totalement- demeuré.

    Quel serait l’intérêt de se présenter en 2017 ?

    C’est quand même ça la question fondamentale ! Aucun, répétons-le, aucun candidat de « gauche » ne peut l’emporter dans un an.

    Il n’y a même pas de doute possible.

    Le PS est totalement cramé. Alors ?

    Pourquoi Valls voudrait-il être humilié ?

    Valls sait que 2017 c’est mort, sa chance sera pour 2022.

    Ce point fondamental permet également de jauger la pseudo candidature de Macron, et même celle de Hollande.

    Le premier retournera vite fait à ses chères études. Quant au second, il se drapera dans la majesté de sa position, en se retirant, et en affirmant Bush style : « mission accomplie » (la guerre, le « terrorisme », tout ce que croquemort aime au fond).

    2017 devient de ce point de plus en plus obscène et ironique. Si Sarkozy n’est pas judiciairement empêché d’ici là… c’est lui qui sera « élu ».

    Par défaut, certes, face à Lepen… et les veaux français en reprendront pour 5 ans, dans la joie et dans la bonne humeur.

    Superbe clin d’oeil.

  2. René Fries dit

    …vue de l' »étranger », la politique française dans son ensemble n’est qu’ENNUYEUSE dans sa totale prévisibilité (toujours les mêmes manoeuvres, à quand du nouveau?), comme d’ailleurs la « politique » belge — ou luxembourgeoise, ceci de la part d’un Luxembourgeois résidant en Belgique.

    Pourquoi?

    Un début de réponse pourrait bien se trouver chez Spinoza (« Traité théologico-politique »), Tocqueville, Hegel, Kelly (« The hungry sheep »), Leo Strauss, Aristote et même chez Xénophon (« Hiéron »).

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