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Comment les syndicats policiers sont achetés

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Les syndicats policiers jouent en ce moment une petite musique bien connue et très attendue par leur ministre de tutelle. Rendus silencieux et dociles par une cogestion bien huilée au jour le jour, ils sont désormais débordés par une base qui ne se reconnaît pas en eux. Face à la contestation collective qui prend forme, le ministère de l’Intérieur compte sur la bureaucratie syndicale qu’il entretient au jour le jour pour récupérer la situation et calmer le jeu.

Telle est la fonction du syndicalisme de co-gestion: maintenir la paix sociale en échange de quelques gratifications bienvenues.

Mais ce système coûteux pour la collectivité montre aujourd’hui ses limites, à en juger par la persistance d’une fronde très vivace sur le terrain.

Les syndicats policiers évitent toujours les sujets qui fâchent

Si les syndicats policiers sont aujourd’hui débordés par un mouvement collectif qui remet en cause le mépris exprimé par le management, c’est précisément parce que la bureaucratie syndicale adore répéter une litanie qui dénonce le manque de moyens et les conditions de travail, mais qui évite toujours avec beaucoup de soins d’aborder le sujet qui fâche. Il suffisait de suivre les témoignages des syndicalistes après les événements terribles de Viry-Chatillon pour comprendre que les syndicalistes sont là pour réclamer des moyens, dénoncer les dysfonctionnements de la Justice, déplorer les malheurs de la société, mais surtout ne pas poser la question de l’incompétence des hiérarques.

C’est par exemple le cas de l’intervention de Jean-Claude Delage, le secrétaire général du syndicat Alliance Police:

Luc Poignant, secrétaire général de FO Police, évite lui aussi le sujet et préfère expliquer que le problème, c’est le fonctionnement de la justice:

Sur ces points, les discours des syndicats policiers sont les mêmes que ceux de la technostructure qui se gave sur le dos du système et ne veut surtout pas le remettre en cause.

Dans la co-gestion, ce sont les prisonniers qui gardent le camp

Le fondement de la co-gestion explique facilement pourquoi la bureaucratie syndicale rejoint le discours du commandement. Dans un système de co-gestion, l’employeur propose aux organisations syndicales un échange de bons procédés. D’un côté, l’employeur finance la bureaucratie syndicale en lui accordant une multitude de petits privilèges qui la corrompent. Il crée ainsi une caste de privilégiés dont les intérêts se distinguent de la « base », et qui souhaite la préservation du système en place. D’un autre côté, il confie à la bureaucratie syndicale la fonction de maintenir l’ordre sur le terrain en canalisant les revendications et surtout en les neutralisant.

La co-gestion vise donc à intéresser une élite syndicale à la préservation d’une rente injuste: son objectif est d’assurer la pérennité d’un système en équilibre sous-optimal par l’achat de la paix sociale, grâce à la neutralisation des relais d’opinion susceptibles de perturber l’ordre. Autrement dit, dans la co-gestion, ce sont les prisonniers qui gardent le camp à la place des matons.

Les secrets bien gardés du ministère de l’Intérieur

Sur ces pratiques, le ministère de l’Intérieur conserve un secret tout à fait suspect. Aucun compte syndical n’est publié et il est impossible de savoir par quel circuit financier précis s’organise le financement des organisations syndicales publiques, et en particulier le financement des syndicats de policiers. On sait juste qu’ils disposent d’un nombre important de gratifications sous des formes différentes.

Dans l’absolu, l’opacité en vigueur sur les moyens accordés aux syndicats, déjà pointée du doigt par plusieurs instances, devient un véritable problème pour la démocratie.

La question de l’action sociale

Au-delà des subventions directes aux organisations syndicales, et des décharges d’heures sur lesquelles le citoyen n’a, en violation de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, aucune visibilité, l’administration met en oeuvre une autre pratique divertissante: l’action sociale. Cette mine d’or, à l’abri des regards, réserve quelques belles surprises.

Au ministère de l’Intérieur, elle porte quand même sur la coquette somme de 33,6 millions €, sans compter les salaires versés dans ce cadre. Voici ce que la loi de finances 2017 devrait assurer sur le sujet:

PLF 2017
Source: PLF 2017

Dans cet ensemble, les petits cadeaux aux organisations syndicales se cachent d’abord dans la ligne « partenariat social », qui est dotée d’un budget de 13 millions €.

Les dérives de l’action sociale coûtent cher

Ce partenariat social à près de 13 millions € fait partie des fromages que le ministère de l’Intérieur alloue à ses syndicats pour les « tenir ». Il permet de confier des sinécures à quelques « grandes gueules » qui se transforment ainsi en moutons dociles prêtes à tout pour continuer la dolce vita. L’ensemble est d’ailleurs chapeauté par la Commission Nationale de l’Action Sociale (CNAS) où siègent les syndicats représentatifs du ministère.

Sur ce point, l’inspection générale de l’administration a rendu, en juillet 2015, un rapport tout à fait intéressant, qui pontait du doigt… la confusion des genres dans le système. L’inspection déplorait que des membres de la CNAS exercent des fonctions exécutives dans des organismes sociaux que cette CNAS était chargée de contrôler ou de surveiller. Ainsi va la distribution des fromages.

Source: extrait du rapport de l'IGA de juillet 2015
Source: extrait du rapport de l’IGA de juillet 2015

Le cas de la Fondation Louis Lépine

Le mélange des genres entre l’action syndicale et l’action sociale n’est pas un accident. Il est un choix: celui de confier à des syndicalistes trop turbulents des fonctions qui les « calment » et constituent, sous une forme ou sous une autre, un achat de leur silence.

Pour les policiers, c’est la Fondation Louis Lépine qui joue ce rôle. Chargée de faciliter le logement des policiers, de leur accorder des prêts sociaux et d’organiser un arbre de Noël, cette fondation reçoit une multitude de subventions au-delà de son budget « normal », soit un ensemble de plus de 11 millions €. Dans la réalité, ce budget est insincère dans la mesure où il « oublie » les agents mis à disposition gratuitement par la préfecture de police. Voici ce qu’en dit le rapport de l’IGA/

Source: rapport de l'IGA
Source: rapport de l’IGA

Autrement dit, la Fondation Louis Lépine est un fromage mis entre les mains des organisations syndicales pour acheter leur complaisance vis-à-vis de la hiérarchie policière. Personne n’y décompte le nombre de fonctionnaires qui y travaillent, ou qui y sont affectés de façon fictive pour exercer des fonctions syndicales par ailleurs. Pour la Préfecture, ce système coûteux est évidemment une aubaine, puisqu’il permet de « tenir » les syndicalistes, dont le sort est en permanence suspendu au bon vouloir de l’employeur.

Les nominations de complaisance aux postes de prestige

Il était évidemment impossible d’aborder la question de la cogestion syndicale sans évoquer le système de nominations de-ci de-là pour remercier les syndicalistes de leurs bons et loyaux services.

Dans ce petit monde où l’on s’embrasse sur la bouche pour se dire merci, la constitution de la Vè République a même prévu une institution spécifique: le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) où siège notamment… Jean-Claude Delage, secrétaire général d’Alliance Police, au titre de la CGC. Si cette nomination n’a rien d’illégal, elle rappelle que la co-gestion est un système coûteux que la France adore, mais qui montre aujourd’hui ses limites sur tous les sujets.

Au passage, on notera que Jean-Claude Delage a bénéficié d’un renouvellement de son mandat au CESE en septembre 2015… contre les statuts de sa confédération syndicale. Soutien massif de sa présidente d’alors, Carole Couvert, qui avait changé les statuts pour assurer le renouvellement du poste de ses amis au CESE, Jean-Claude Delage a bénéficié d’une mesure d’exception, qui a finalement coûté sa présidence de la CGC à Carole Couvert.

Pas sûr que tous les policiers de terrain soient bien au courant de ce genre de combinazione.

La co-gestion contre l’intérêt général

On voit bien les limites de cette façon très française d’acheter les organisations syndicales. Faire taire les revendications de la base en créant une bureaucratie syndicale à la solde du pouvoir permet de retarder les réformes et de prolonger artificiellement la survie des rentes de situation. Mais retarder les réformes ne veut pas dire les éviter. Tôt ou tard, la réalité rattrape l’aristocratie qui se gave. Et la rattrapage est d’autant plus brutal qu’il est tardif.

La colère des policiers dans la rue le montre.

15 commentaires

  1. scaringella dit

    Quand les mêmes problèmes récurrents qu’on trouve dans tous les métiers et missions apparaissent dans le domaine régalien
    de base, la sécurité des biens et des personnes, c’est que c’est le modèle de société qui ne fonctionne plus dans le contexte
    actuel. Quand on entend que toutes les revendications reviennent toujours quelque soit le domaine à demander du budget
    et du manpower (pourtant pléthorique dans la plupart des métiers) alors le problème racine est dans les institutions. Tout
    l’espace est fagocité par la pensée managériale, les policiers ne sont pas des salariés ils SONT la police, ils SONT l’ordre.
    De même les employés ne sont pas des salariés des entreprises, ils SONT l’entreprise. Dans le contexte actuel managérial
    il ne peut y avoir de reconnaissance, ce que demande en tout premier les gens. Demander du budget et du manpower c’est
    ce que fait un manager et du coup le mal-être des gens ne peut même pas être entendu puisque les gens pensent
    comme un manager. Et ce avec la complicité active des syndicats dotn le discours est managérial.

    Dans la mesure ou nos sociétés occidentales modernes ne reconnaissent comme commun à tous les citoyens que la loi
    c’est donc ce modèle fondé uniquement sur la loi (qu’on peut facilement tourner) qui ne fonctionne pas. La montée du
    communautarisme, du nationalisme, du gangstérisme, du capitalisme de connivence, de la corruption montrent de fait l’échec du système basé sur la seule loi codifiée, écrite noir sur blanc. Or en changer c’est changer les fondements même de
    l’occident. Le bien commun de nos sociétés ce sont les textes de lois et rien d’autres. C’est cela le problème fondamental
    car c’est cela le projet politique depuis les lumières en passant par les communistes pour arriver à l’UE: la fourmilière ou la termitière
    ou la ruche. Supprimer tout attachement, tout déterminisme culturel, toute histoire commune etc… etc… le code de ceci ou cela
    c’est bon pour les ordinateurs pas les gens. Même la notion d’être humain dont on nous casse les oreilles sans arrêt existe
    depuis le XIXeme siècle, elle va avec le projet des fourmis, comme les droits de l’homme et toutes ces sornettes.

    La loi divise, sépare, sans aucun mécanisme d’union avant ni après

    • @scaringella De quelle « loi » parlez vous? Il n’y a point de loi.
      Les plaintes des policiers sont de deux ordres. D’abord, l’universel soupir permanent: il n’y a pas de loi ou plutôt il n’y a pas de sanction. Le voleur, le rebelle, le casseur, le trafiquant passe devant un juge et se trouve « mis à l’épreuve », « rappelé à la loi », « astreint à contrôle (au commissariat, un comble) », bref relâché.
      Ensuite qu’en plus on les insulte en permanence et de tous les cotés. Quand ils attrapent le sans papier, on les conspue, quand ils le maitrisent après courses poursuites et rébellions, on les accuse de meurtre. Quand ils protestent publiquement, on brise leur carrière. Mais surtout, quand il tentent de maintenir l’ordre on les insulte: « tout le monde déteste la police » en plein état d’urgence, de la part de petits blancs, et bien sur quand ils arrêtent un africain « enculés de ta mère de ta race je vais t’égorger toi et ta mère que je nique…. ».

      Le premier argument de l’indulgence est que cela « calme les esprits ». Détruire la vie du petit trafiquant de drogue, ou du petit voleur, tous les deux pauvres et issus de l’immigration (on y vient), c’est susciter le sentiment d’injustice des classes dangereuses. Du moins d’après les femmes socialistes majoritaires chez les juges qui, taubiratées jusqu’au trognon n’ont qu’attirance sexuelle légitime pour la virilité triomphante des belles racailles musclées et énergiques qu’on leur soumet à loisir et qu’elles souhaitent revoir le plus vite possible: elles les libèrent donc immédiatement. De toutes façons il n’y a plus de places de prison, les seuls qui y sont sont les chauffards (plus de 50 en ville) et les pères solvables (les blancs, je veux dire) qui ne payent pas « leur » (bizarre appropriation) pensions alimentaires. Sans parler des hamsters, employés à être caressés pour déradicalisation.

      Le deuxième est que le sabir « populaire » est nécessairement un peu vulgaire et que s’y habituer c’est participer aux nécessaires fusions des cultures et enrichissements mutuels en cours, sans parler de la chance de la France: elle découvrit de nouvelles musiques délicieuses de la part d’orchestres de virtuoses aux noms spirituels. Bang bang tue le flic cet enculé tagada tsoin tsoin. Et surtout, le leitmotiv permanent (et oui le wagnérien a manifestement saisi cette esthétique là): « nique lui sa mère ». L’expression signifie bien des choses. Par exemple elle désigne bien le fait de lancer avec succès un bouteille pleine d’essence enflammée dans une voiture de police pour en tuer les occupants.

      De quelles lois parlez vous nom de Dieu ? Elles ne sont PAS appliquées, ou ne sont appliquées qu’en faveur des délinquants, toute violence, même celle employée pour contrer des rébellions violentes étant des bavures à réprimer. L’injure à un représentant des forces de l’ordre n’est pas réprimée: il est là le besoin de reconnaissance, figurez vous.

      Pour finir, le syndicaliste cité pose le problème de manière parfaitement convaincante: on ne veut plus de surveillance policière des caméras de surveillance.

      Des policiers remontent les rues de Paris en hurlant, il semble qu’ils en aient marre. Il faudrait lâcher un peu de vapeur et se faire un ou deux enculés.

      • scaringella dit

        Il n’y a jamais eu autant de personnes en prison que de nos jours, et les peines sont de plus en plus longues. C’est bel et bien
        la signature de l’échec du modèle de société. Vous répétez le « sentiment » en cherchant un ou des coupables, alors qu’une
        collectivité est produite, elle ne tombe pas du ciel. Le « sentiment » général de chaos est la preuve même que le modèle de
        société ne produit pas d’unité. La loi est bel et bien appliquée telle que prévue dans la majorité des cas; mais c’ est monsieur
        tout le monde qui n’a pas le droit de faire respecter les usages, les moeurs, les règles de vie communes, bref ce qui uni les
        membres. Et cet ensemble usages, moeurs, règles, ne peur être mis dans la loi. Ainsi essayez de corriger un garnement
        qui ne serait pas votre enfant et vous serez bon pour les tribunaux. Or ces usages, moeurs, règles non écrits sont ce que
        le modèle de notre société veut s’affranchir. C’est un échec, d’autant plus qu’on mélange les populations, ce qui doit participer
        de la primauté absolue de la loi écrite sur tout mode de vie et n’apporte que violence (qui est aussi peut-être but des pouvoirs).
        Si les pouvoirs clairement, disaient que le modèle républicain est une religion comme une autre (tout le monde entend la religion
        du progrès sans tiquer) alors très vite les choses changeraient car ce serait la population qui ferait de force respecter le mode
        de vie. Cela est impossible à avouer, c’est donc le chaos qui progresse et parallèlement le communautarisme, ou toute
        autre forme d’union collective disponible, sur laquelle beaucoup surfent.
        Que les policiers tirent (se mettent hors la loi) et c’est la guerre. Tant que les pouvoirs interdisent aux citoyens le droit d’imposer
        par la force si besoin le modèle de société, pas d’issue. Hors cela serait sortir du modèle; donc le modèle est le problème.

        • « Il n’y a jamais eu autant de personnes en prison que de nos jours, et les peines sont de plus en plus longues »
          Cette remarque ne signifie absolument rien: qu’est ce qui est excessif ? La criminalité ? La sévérité ?

          Vous semblez prôner un système théocratique basé sur la morale (votre « religion comme une autre ») comme « modèle » alternatif. C’est en gros ce que prônent les frères musulmans, ou je n’ai pas compris.
          Je crois au contraire que la loi n’est pas appliquée, hélas, et que si les policiers tiraient un peu plus, ils seraient plus respectés, c’est d’ailleurs ce qu’ils demandent: d’avoir le même droit d’emploi de leurs armes que les gendarmes. Cela est en discussion.

          • scaringella dit

            Vivre dans la fiction encore à la mode, dite démocratique et/ou républicaine est très rassurant pour la plupart des gens, surtout
            que les pouvoirs leur bourre le mou depuis si longtemps; pourtant rien ne change tout en changeant sans arrêt.
            Toujours sous sommes dans une théocratie, l’astuce marketing trouvée étant qu’elle ne le dit pas . Les rois ont
            toujours étés élus d’une manière ou d’une autre. Que les policiers, l’armée privée de l’état donc du gouvernement
            puissent tirer comme les vrais militaires mettra un terme à l’illusion de la sois-disant séparation des pouvoirs
            armée/police/justice/pouvoir central etc.. La guerre suivra dans des délais très courts. Et disparaitront les fondements
            même du nos sociétés, le sois-disant pouvoir du peuple (quelle blague), les sois-disant valeurs humanistes (quelle
            blague) etc etc … Fin des fictions dès que les policiers tireront c’est à dire feront justice (vengeance, prévention par
            élimination etc ..) au lieu de faire appliquer la loi. C’est cela que vous voulez. Mais si la religion du démocratisme
            disparait, ce sera l’islam a brève échéance car seul assez dur/sévère pour faire tenir tranquille la populace. Et avec
            l’assentiment des pouvoirs, qui comme n’importe quel roi adopteront la religion qui fait tenir tranquille la populace
            et peu importe comment. Tous ceux qui ont du démocratisme plein la bouche sont touchant de naïveté.

          • @ scaringella Tout en étant d’accord avec vous sur la nécessité de chercher un équilibre dans l’utilisation des armes de façon à faire baisser la température quand on le peut, on ne peut s’abstraire d’une discussion sur les principes.
            D’abord que les gens d’armes ne sont militaires que de manière « flottante » et ont toujours eu grosso modo fonction de « faire la police » comme on dit.
            Ensuite que le niveau de violence à appliquer envers les rébellions publiques est parfaitement relatif et un mort de temps en temps (voir ce qui se passe aux US) est tout à fait compatible avec des notions du maintien de l’ordre qui ne vont pas forcément à la violation (ou l’application) de la loi, ou même à la guerre civile. C’est au contraire votre conception bien trop humaniste, voire soixantehuitarde de la chose qui vous pousse à la confusion. Ah que ce préfet de police fut indulgent ! Il aurait buté comme il devait le faire un ou deux trotskistes, on aurait eu un peu moins de ministres pourris par la suite.

            Par contre, ce que vous dites de l’islam est intéressant et marque une autre confusion. Il y a cent cinquante ans, Paris fut entièrement ravagé par une reprise de contrôle militaire exercée contre un peuple qu’on connaissait bien. On fusilla à tour de bras, sans beaucoup d’états d’âme et au nom de ce qui devint assez vite une république. Considérer comme impossible qu’une telle chose se produise à nouveau, toujours au nom de la république, mais cette fois avec un peuple qu’on ne considère pas comme le notre est sans doute une erreur. Les religions fanatiques, qu’elles soient communistes ou islamistes ont toujours suscité chez les gens raisonnables les plus grandes cruautés, et même si elle furent brèves, elles furent intenses.

  2. Deres dit

    Et encore, vous ne comptez que les subventions directes en internes. Souvent, comme au ministère des finances, une partie de l’action sociale interne est réalisée via le budget de subvention externe. Le transfert avait d’ailleurs bien servi au début du quinquennat Hollande pour réaliser des « économies de façade » structurelles. En effet, les subventions sont comptés comme des interventions, pas comme des frais de fonctionnement.

  3. Clegor Clegane dit

    Vous oubliez de mentionner que les cadres des syndicats de Police et la hiérarchie policière font très souvent partie du même « club » qui se réunit une fois toutes les deux semaines…

  4. MULLER dit

    Et si on parlait de « manipulation » car on sait bien que certains syndicats de policiers sont « noyautés » par le parti néo nazi cher à « la Marine »! Quand vous rentrez dans la police des frontières à Roissy ou Orly, la carte du FN est …obligatoire, ou presque!
    Alors les motivations des policiers dans la rue? Hormis le permis de tuer librement, comme aux USA?…

    • @Muller
      Identifier FN et police c’est un truc classique de trotskiste. « Tout le monde déteste la police ».
      Une connerie cynique qui se traduit par de belles carrières. Tout ça se termine bientôt. Quoiqu’il arrive. Le dégout qu’inspire les jeunes et les vieux cons de cette engeance atteint maintenant le niveau de la violence. Permis de tuer du petit blanc gauchiste ? Ah si vous disiez vrai !

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