Accueil » Non! Marisol Touraine n’a pas vaincu le déficit structurel de la sécurité sociale!

Non! Marisol Touraine n’a pas vaincu le déficit structurel de la sécurité sociale!

Cet article a été lu 4838 fois

Y a-t-il ou non un déficit structurel de la sécurité sociale qui la rend insoutenable pour les Français? Le gouvernement précédent s’est employé à faire croire le contraire. La Cour des Comptes vient d’en montrer l’étendue et la profondeur.

Non, contrairement à la légende propagée par Marisol Touraine en son temps, le déficit structurel de la sécurité sociale n’a pas disparu. Bien au contraire! et le mérite revient à la Cour des Comptes de le montrer avec brio dans son dernier rapport sur l’application des lois de financement.

La légende d’un déficit dû à la crise

Depuis plusieurs années, ceux qu’Emmanuel Macron a baptisés maladroitement les « fainéants » font courir la rumeur selon laquelle, s’il n’y avait pas de crise financière, la sécurité sociale française ne serait pas en déficit. La Cour des Comptes vient de quantifier ce mensonge. Sur les 220 milliards€ de déficit accumulés par la sécurité sociale depuis 2002, seuls 50 milliards€ sont dus à la crise. 170 milliards€ sont donc d’origine structurelle, soit une écrasante majorité!

Le graphique ci-contre montre, selon la Commission Européenne et selon le gouvernement français, l’impact de la conjoncture sur les comptes de la sécurité sociale. Jusqu’en 2008, celle-ci a apporté quelques milliards annuels de recettes qui n’ont d’ailleurs pas suffi à rétablir les comptes des régimes (déficitaires depuis 2001 sans discontinuer). À partir de 2009, le déficit dû à une baisse des cotisations dans la foulée de la crise, a coûté entre 5 et 10 milliards€ par an aux régimes. Sur une quinzaine d’années, ce volume global ne suffit donc pas à expliquer l’essentiel du déficit cumulé de la sécurité sociale.

Si la Cour relève que la baisse des déficits structurels explique l’essentiel de l’amélioration faciale des comptes, ils restent présents dans le fonctionnement même de la sécurité sociale.

Le déficit structurel a baissé grâce à une hausse des cotisations

Plus inquiétant, la Cour des Comptes montre que la réduction du déficit structurel s’est essentiellement opérée par une augmentation des recettes (donc de la pression fiscale) sans réforme structurelle sur les dépenses. Entre 2000 et 2016, c’est un cumul de 37 milliards€ de recettes nouvelles qui sont venues abonder les recettes de la sécurité sociale. Cette somme a permis de maquiller une partie du déficit structurel qui plombait les comptes.

On notera que la pression a particulièrement augmenté à partir de 2013. De 2013 à 2015, le surplus de recettes dû à une augmentation de la pression socio-fiscale atteint 14 milliards€. Le quinquennat Hollande a bien été celui de l’augmentation massive de la fiscalité pour « boucher les trous » d’une dépense publique excessive.

Une surcompensation des allègements de charges

Autre légende tenace: la sécurité sociale serait en déficit à cause des allègements de charges.

La Cour des Comptes là encore ne se contente pas de rappeler la compensation effective de ces allègements par l’État. Elle montre que l’État surcompense en apportant l’argent du contribuable en plus des obligations de compensation. Ainsi, ce seraient près de 4 milliards€ que la sécurité sociale perçoit au-delà des simples obligations du contribuable. À ces transferts illégaux s’ajoutent les transferts entre régimes qui consistent, dans la pratique, à « taper » dans les caisses de la branche famille et de la branche accident du travail pour financer la maladie et la vieillesse.

On est donc là encore très loin du mythe courant selon lequel la sécurité sociale serait ruinée par l’État ou selon lequel les déficits auraient disparu.

La sécurité sociale est en déficit structurel

Reste une évidence incontournable: le déficit structurel de la sécurité sociale demeurera tant que des réformes de fond ne seront pas entamées. Il ne s’agit pas ici de « faire plaisir à Bruxelles » ou de « faire des cadeaux aux actionnaires », mais de simplement équilibrer les régimes. Sans quoi la sécurité sociale disparaîtra.

Étant entendu que le levier des hausses de cotisations n’est plus jouable aujourd’hui, tant celles-ci plombent la compétitivité des entreprises.


14 commentaires

  1. Pierre dit

    On se doutait bien que la vieille folle racontait des salades pour se faire mousser.

    Bref. Les vaillants Français (plus un certain nombre d’étrangers) se font soigner… par leurs enfants à naître : les pauvres imbéciles, les générations futures, ceux qui devront rembourser la dette.

    Et ils n’en éprouvent absolument aucune honte.

    Et rappelons nous des slogans : « le meilleur système de soin au monde », « la Sécu ce bien collectif » etc.

    Quelle obscénité franchement.

    Mais plus c’est gros, plus ça passe.

    • Jiff dit

      « les générations futures, ceux qui devront rembourser la dette. »

      Ça, c’est la théorie standard, cependant vous méconnaissez quelques variables qui, en plus de vider la france de ses forces vives, donnent des sueurs froides aux poliotiques de tous bords ayant à voir avec la « gestion » de la ss en particulier et la dette tout court en général.

      Si vous n’avez pas suivi ces dernières années, sachez que le nombre de rapports parlementaires et sénatoriaux concernant l’émigration a littéralement explosé (et tous ne sont pas rendus publics), rapports qui convergent vers un seul et même point : l’accélération grandissante de la fuite de capitaux et de français vers l’étranger.

      C’est pourquoi, pour cacher la merde au chat, on vous ment effrontément sur les chiffres migratoires en vous présentant, non-pas les sommes de l’immigration (affolante) et de l’émigration (toute aussi affolante), mais bel et bien le solde des deux, chiffre qui ne veut strictement rien dire, car il ne renseigne justement par sur les _volumes_ en cause.
      Un exemple pour saisir l’escroquerie intellectuelle que l’on vous présente à gober toute crue, rapporté à un simple solde comptable (NB: chiffres ne représentant aucune réalité palpable) :

      * la balance d’un compte est de : €20,000 en crédit ou en débit, peu importe,

      * question : étant donné que vous n’avez connaissance que du solde et non-pas des débit et crédit, comment pouvez-vous savoir ce que représente réellement ce solde ?

      * réponse : c’est bien évidemment impossible.

      Le problème, en reprenant cet exemple, c’est qu’un delta de €20,000 n’est pas du tout la même chose suivant les montants débit/crédit, D-€30,000 & C-10,000 est fort éloigné de D-€1,030,000 & C-€1,010,000 en terme de masses monétaires mises en jeu.

      Or, c’est précisément l’escroquerie utilisée par le gouvernement !
      Escroquerie très commode pour vous tranquilliser en masse, mais constituant un redoutable boomerang, car, contrairement aux poliotiques qui vivent en vase quasi-clos en imaginant la vie réelle de ceux qui ne sont rien et n’ont plus de dents, les gens normaux ont une vie normale et voient très bien, ne serait-ce qu’en sortant dans la rue, que quelque chose ne colle décidément pas.

      Évidemment, tout comme ce furent les plus gros détenteur de capitaux qui quittèrent la france le Titanic en premier, ce furent les travailleurs les plus qualifiés, expérimentés et susceptibles de refaire leur vie à l’étranger qui le quittèrent, tout du moins au début de l’accélération du mouvement d’émigration.
      Cependant, tout les réfugiés économiques passant assez rapidement de très argentés à moyennement argentés, puis à pas si argentés que ça, la même logique inéluctable s’est rapidement appliquée aux travailleurs émigrants et ce sont maintenant les étudiants, _au début_ en majorité bénéficiant du programme Erasmus, qui ne rentrent plus dorénavant.

      Tout ceci explique farpaitement pourquoi Caligula, lors de son discours américain, a demandé aux français de revenir sur leur sol d’origine; le seul hic, c’est que, comme pour beaucoup d’autres choses, son petit neurone chétif n’a pas percuté que si ces gens reviennent *_éventuellement_* en france, c’est soit parce qu’ils se sont méchamment bananés ailleurs et n’ont plus aucune échappatoire, soit parce que les conditions législatives, économiques et fiscales sont excellentes et surtout stabilisées d’une façon claire comme du cristal – et vu que chez nous, tout est clair comme du jus de boudin…

      Pour résumer et en revenir à votre proposition de départ, elle est fausse à cause de tout cela ; la vanne de sortie de la france s’ouvre de plus en plus grande et le pays se vide de plus en plus rapidement de :

      * ses entrepreneurs – même ceux qui ont du succès, d’autant qu’il est très facile (grâce aux lois de l’ue !) de transférer son siège social sur une filiale dans un premier temps, puis de vider l’ancien siège de sa substance dans un second, voir de le faire disparaître complètement (ce qui, fiscalement, en renvient à se trouver dans une position assez proche de celle de gogol, à laquelle ne manque plus qu’un peu d’optimisation.)

      * de ses talents qui, à un moment ou à un autre, font le rapport avantages/désavantages, notamment financiers, mais pas que, de rester résidents fiscaux français ou de se faire la malle (jeu de mots Helvétique voulus:),

      * de ceux qui ont moins de talent, mais bien souvent compensent cette petite faiblesse par de l’astuce et un surcroît de travail, dont il voient bien qu’il leur rapporte des clopinettes, principalement à cause des différents seuils sociaux et des impositions multiples et variées – on pourrait aussi ajouter les exactions fiscales, le Vulgum Pecus représentant infiniment moins de risques de se retrouver face à un bataillon d’avocats fiscalistes qui finiront réduire les velléités de la DGI en charpie, puisque principalement basées sur du vent et surtout une matrice dont les résultats sont rabâchage permanent à ses obéissants agents que tout assujetti est un cochon de fraudeur en puissance qu’il faut absolument redresser (vous me comprenez, n’est-ce pas, monsieur Anderson ?)),

      * de ceux qui émergent tout juste, mais que leurs stages à l’étranger ont rendus plus fort tout en ayant bien souvent démontré leur valeur – à ce propos, rappelez-vous qu’ailleurs on se contrefout de vos diplômes (figure de style, vos diplômes restent à la place qui leur est dévolue, c’est à dire qu’il sanctionnent juste un apprentissage des connaissances de base) en mettant l’accent sur votre expérience pragmatique et ce que vous-êtes prêt à faire pour l’entreprise – et bien pire (crime totalement impardonnable pour des yeux cons & servateurs) : une fois que vous-avez convaincu, on vous fait confiance a priori !

      De la même façon qu’elle se vide d’un côté, elle se remplit d’un autre par une autre vanne toute aussi grande ouverte qui lui délivre son flot ininterrompu de « chances pour le pays » dont les dernières statistiques anglaises montrent que moins de 16% ont une activité rémunérée et qui, au moins chez les Allemands, les Suédois et les Danois, montrent de façon claire où nous pouvons nous carrer nos lois réprimant la violence, les incendies volontaires, le banditisme, les atteintes aux personnes et les viols – ajoutez à cela le laxisme d’ultra-gauche de l’ajustice évident comme le nez au milieu de la figure et vous commencez à voir où ça vous mène.

      Partant de là, absolument personne ne paiera la dette contractée tant dans le passé qu’actuellement, et l’issue pour la france sera la même que celle que connaît la Grèce, voire pire – il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire sur les questions de dettes, mais ça nécessiterait de s’étaler sur plusieurs jours, tant les tenants et aboutissants sont lourds de sens et de conséquences.

  2. Touraine a menti, cela avait été dénoncé en son temps par certains d’entre nous. Ce mensonge mériterait qu’elle ne soit plus dans son emploi car ce genre de personne est malfaisante et il faut des exemples pour arrêter le système fou qui reconduit des incompétents et des menteurs.

  3. Joseph dit

    « Étant entendu que le levier des hausses de cotisations n’est plus jouable aujourd’hui, tant celles-ci plombent la compétitivité des entreprises. »
    Malgré votre talent d’analyse, parfois, vous faites preuve d’angélisme ! Vous connaissez par ailleurs l’inventivité de tous ces cuistres, car c’est la phase dans laquelle nous sommes entrés de plein pieds : le grand bal du déplacement des charges qui, lorsque l’affaire est rondement menée, permet d’engranger des milliards de recettes supplémentaires.
    Prenez le prélèvement à la source, cette usine à gaz se soldera par une formidable augmentation, que j’estime autour de 20% ! mais voila, le temps que chacun fasse ses comptes, les mois seront passés et la l’essoreuse aura accompli son oeuvre. Pour la sécu c’est pareil, on déplace, on exonère, on camoufle, on ment s’en même plus se donner la peine d’habiller les propos car les gens font preuve d’une résilience qui est loin d’avoir trouver ses limites.
    Et puis, l’entreprise, a toujours été la vache à lait des socialistes, de droite ou de gauche. En Marche on vous dit ! faites un effort quoi…

    • Jiff dit

      « le levier des hausses de cotisations n’est plus jouable aujourd’hui »

      Ce que le taulier a oublié de souligner et qui est très important, c’est que ces hausses incessantes sont le phénomène qui a littéralement phagocyté les augmentations de salaires successives – les chiffres de l’OCDE montrant que la france s’est maintenue dans une assez bonne moyenne européenne sur la question – et que maintenant, ça se voit !
      La bonne nouvelle, c’est que les gens qui n’y comprenaient jusqu’à présent pas grand chose, ont affiné leur vision ; la disparition du détail des charges de la fiche de paye ayant, IMHO, jouée un rôle capital dans ce réveil tardif – comme quoi, toute « bonne idée » gouverne-mentale vire immanquablement au cauchemar pour lui.)

      De la même façon, et même si le niveau en mathématique est devenu dramatique ces dernières années, il n’est pas besoin d’avoir fait math-spé pour comprendre que si vous-avez 12 de charges, qu’on en retranche 3, mais qu’on y rajoute 2, vous n’aurez pas les 10 précédemment publicisés à grand renfort de tweets, mais bel et bien 11, et que vu la fréquence à laquelle les poliotiques tiennent leur promesses, les chances de vous retrouver effectivement à 11 sont (restons pudiques) très minces.

      Et ce sont d’excellentes choses – pour le futur, œuf Corse – car lorsque si le prélèvement à la source devient effectif, vous pourrez compter à 100% sur tous ces gens pour prendre papier, crayon et calculatrice (heu, gomme aussi) pour soigneusement exécuter et encore plus soigneusement vérifier tous les calculs voulus et, sans nul doute, commencer à « légèrement » s’énerver s’ils s’aperçoivent qu’il se font, une fois de plus, blouser par ceux qui leur promettent que tout sera meeerveilleeeux dans le meilleur des mondes.

      Ajoutez à cela la grogne ponctionnariale (qui n’a aucun lieu d’être, ne s’appuyant que sur une vaste escroquerie intellectuelle et même, disons-le franchement, une totale amoralité financière, au vu de leurs avantages exorbitants actuels acquis sur le reste (, le dos et le porte-feuille) de la population) et vous verrez que la marge de manœuvre du gouvernement est en train de s’auto-cisailler au ras du tronc (d’église, forcément ;-p)

      « Et puis, l’entreprise, a toujours été la vache à lait »

      Certes, mais je ne parierai pas ma chemise sur l’avenir de cette vache, pas plus que sur son lait, même si elle se trouve dans une ferme de mille…

  4. Citoyen dit

     » … la réduction du déficit structurel s’est essentiellement opérée par une augmentation des recettes (donc de la pression fiscale) sans réforme structurelle sur les dépenses. »
    Sincèrement … z’avez déjà vu des socialos se sevrer du gavage, en réduisant la dépense …. soyons sérieux … c’est comme retirer la sucette de la bouche d’un gamin … en Socialie, ce n’est humainement pas possible …. leur logiciel n’intègre pas cette fonction … S’il manque des sous, c’est obligatoirement (la seule vie possible) parce qu’il n’ont pas assez sollicité ceux qui sont là (puisque c’est leur unique fonction) pour les nourrir …. Toute autre considération est déplacée … enfin ! un peu de solidarité, tout de même !… Si ceux qui sont censés mettre la main à la poche, y mettent de la mauvaise volonté, on ne s’en sort plus …
    Et pour « boucher les trous », ils ont embauché le sapeur Camember …

    • Jiff dit

      Voyons, Citoyen, vous nous la jouez célibataire quand il faut la comprendre famille nombreuse, car c’est bien à partir de 1974 que les charges, dettes, etc, ont entamé leur irrésistible ascension ; donc, si les socialauds ont augmenté tout cela, ils n’ont fait que suivre une très longue lignée de salopards qui ont tous refusé net d’appliquer une quelconque réforme en empruntant la voie de la facilité, augmentant, qui la taxe d’habitation, qui d’autres taxes ou en réformant l’IRPP.

      Rappelez-vous les 2 dernières années du nain de jardin où le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas spécialement brillé dans le domaine fiscal, et n’oubliez pas non-plus qu’il a creusé la dette de pratiquement €600M.

      Donc, un partout, la balle au centre ; et de toutes façons, quand vous élaguez le superflu, vous vous apercevez très vite que ce sont tous et sans exception des étatistes, alors, quoi d’étonnant !?

      • Citoyen dit

        Pas tout à fait depuis 74 … On va dire plutôt vers 78 … puisque jusque-là, on pouvait considérer que c’était presque peanuts, par rapport à la suite des éventements … et ce n’est qu’a partir de 81, que ça s’est mis à défier les lois de la gravitation …
        Il faut bien comprendre, que c’est depuis, que l’on est en Socialie … et que l’on en est jamais sortis … toutes tendances confondues …

    • Joseph dit

      Citoyen et Jiff. Bonjour.
      L’inéluctable aboutissement du socialisme (droite/gauche…) c’est le totalitarisme et la violence car, ce qui ne vient pas à lui « naturellement » il finira par le prendre par la force, y compris avec les moyens les plus coercitifs.
      Nous sommes bien d’accord sur le fait que les prélèvements sont une vis sans fin, croire qu’un plafond ait été atteint relève d’un optimisme rare !

      • Citoyen dit

        Il faut faire attention avec les moyens coercitifs, ils peuvent se retourner contre ceux qui les utilisent …. ça s’est déjà vu …. Il y a même eu des périodes, où des têtes s’étaient désolidarisées, des corps auxquels elle étaient censées être accrochées … C’est curieux, cet instinct de séparatisme ….

      • Jiff dit

        d° Citoyen.

        Ça fait un bon moment que rien de vraiment sérieux ne s’est passé, mais je ne parierais par ma chemise que l’eau qui dort reste calme quand les choses vont commencer à partir en quenouille.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *