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Auteur : Éric Verhaeghe

Fondateur de Tripalio, auteur.

Hollande: changeons de régime, vite!

Entre démission de Thévenoud et livre de Trierweiler, le France de François Hollande atteint une sorte d’étiage historique. Jamais depuis 50 ans, probablement, nous n’étions tombés aussi bas. Au-delà de la consternation que l’équipe au pouvoir suscite, la question d’un changement de régime ne peut plus être esquivée aujourd’hui.

L’effet des Sans-Dents de François Hollande

Alors que l’arrivée de Manuel Valls constituait une sorte de manoeuvre de la dernière chance, la sortie du livre de Valérie Trierweiler dans la foulée d’un remaniement imposé par les débats internes à la majorité sonne comme l’hallali pour François Hollande. Le chômage explose, l’activité économique s’enfonce, la BCE est obligée d’intervenir brutalement pour sauver la situation… mais la France ne s’occupe plus que des histoires de coeur et de fesses de son Président. Cet effondrement moral est effrayant.

Dans l’opération, le buzz fulgurant de l’expression « les Sans-Dents », que François Hollande utiliserait pour désigner les pauvres, est un souffle cataclysmique. François Hollande avait jusqu’ici l’image d’un « bon nul », incompétent, mais brave gars. Désormais, lorsqu’il apparaîtra en public, non seulement sa profonde incompétence sera dans tous les esprits, mais son profond mépris pour les classes populaires le rattrapera. On voit mal comment il pourrait survivre à cette tourmente. On voit mal comment la République énarchique pourrait survivre à cette tourmente.

La crise est profonde et les efforts nécessaires pour en sortir seront douloureux. Comment imaginer que tous les Français y consentent quand celui qui les gouverne est entaché de ce soupçon de mépris pour leurs souffrances?

Le cataclysme Thévenoud

L’équipe Valls est malgré tout parvenue à surenchérir sur cette descente aux enfers. Après la sortie fumante de Rebsamen sur le contrôle des chômeurs, que Valérie Trierweiler était parvenue à faire oublier, la démission de Thévenoud, un secrétaire d’Etat dont personne ne soupçonnait l’existence, pour des indélicatesses avec le fisc, constitue le scandale de trop pour un gouvernement né il y a dix jours. Bravo les donneurs de leçons! Ils nous bassinent sur la justice, la morale, la solidarité, mais ils nous prennent pour des « sans dents », sans payer leurs impôts, bien entendu.

Bien joué, vraiment.

On aurait voulu camper définitivement l’image d’une classe politique véreuse, qui a pourri l’ordre républicain jusqu’au trognon, et qui se sert sans vergogne sur le dos du peuple qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Changeons de régime, vite!

L’abaissement de la France, dont ce régime devient chaque jour le symbole cristallin, atteint les limites du supportable. Il serait dû à la fatalité, nous en prendrions notre parti. Mais il est évident que la crise dans laquelle nous nous enfonçons est le produit direct des maux accumulés depuis des années et que chacun connaît: prospérité tous azimuts des rentes sous toutes leurs formes (depuis les taxis parisiens jusqu’à la professionnalisation grotesque de la classe politique), sélection voire ségrégation sociale systématique, tyrannie des minorités qui oblige les Français à s’excuser chaque matin d’être ce qu’ils sont, déroute éducative, fascination pour une Europe désincarnée et mortifère, abandon de nos valeurs historiques.

Il est indispensable aujourd’hui de faire tomber ce régime et de revenir aux éléments de notre puissance et de notre grandeur: une éducation où le savoir est transmis de façon intelligente et performante, une économie où ceux qui travaillent cessent d’être les vaches à lait de ceux qui ne travaillent pas ou plus, un territoire où la prospérité de quelques régions n’est pas pompée pour construire des ronds-points dans des déserts déclinants (et autres travaux hallucinants), une administration qui rend enfin les services pour lesquels elle est payée.

Et surtout, un pays où les décideurs décident. Parce que ce système où toute décision suppose des millions de concertations ubuesques et un défaussement systématique de ses responsabilités sur les autres fait le jeu de ceux qui attendent de sauter dans un canot pour échapper au naufrage, mais il ne nous permettra jamais d’atteindre la côte promise.

Maintenant, il faut agir.

Pacte de responsabilité: le MEDEF rame à contre-courant

Les esprits chagrins et caustiques auront noté la réunion tenue ce jeudi 4 septembre au MEDEF pour tenter de convaincre les branches professionnelles de signer des accords conformes au pacte de responsabilité. Cette réunion apparaît comme un pédalage dans le vide pour tenter de faire bonne figure face à un engagement qui ne sera pas tenu.

Les mois d’été ont en effet permis de constater que deux des trois principaux contributeurs du MEDEF ne « joueraient pas le jeu » du pacte.

Fin août, c’est la branche des assurances qui annonçait qu’elle ne créerait aucun emploi en contrepartie des avantages fiscaux accordés par le pacte de responsabilité. Cette annonce sans surprise est une mauvaise nouvelle pour le gouvernement, puisque le président de la fédération des assureurs est l’un des responsables des Gracques, soutien affiché de François Hollande.

Du côté de la banque, deuxième contributeur du MEDEF, la tonalité est la même. Après avoir clamé leur engagement au service de l’économie et du bien-être collectif, les banquiers n’ont pas manqué de rappeler qu’ils embauchaient déjà beaucoup et qu’ils ne voyaient donc pas bien ce qu’ils pourraient faire de plus. Diverses réunions ont permis de poser un principe simple: au mieux, grâce au pacte de responsabilité, les banques arrêteront de baisser les effectifs.

Quant à l’UIMM, les négociations devraient se borner à confirmer les engagements déjà pris par le passé.

Bref, aucun des trois plus gros contributeurs du MEDEF n’affichera des créations d’emplois en échange du pacte. Une passivité qui en dit long sur la couleuvre que François Hollande fait avaler à la gauche dans cette affaire.

Le climat des affaires se dégrade encore

Pendant que le débat fait rage en France pour savoir si Valérie Trierweiler avait ou non raison d’écrire son livre dans le dos de son ex, les affaires continuent… ou plutôt s’arrêtent.

Voici un petit graphique qui donne une bonne idée du climat actuel:

Source: INSEE
Source: INSEE

Ben voilà, c’est dit! pendant que les petits cercles parisiens épiloguent sur les affaires de fesse du Président, l’économie du pays s’écroule. A bon entendeur…

Le lent recul du dialogue social d’entreprise

Au moment où les partenaires sociaux ouvrent une négociation sur la modernisation du dialogue social, qui débouchera sans doute sur « l’assouplissement » des seuils sociaux, la DARES met à jour son intéressante étude sur le dialogue social d’entreprise. On ne saurait trop en recommander la lecture, puisqu’elle jette les bases de quelques comparaisons entre la situation de 2004 et celle de 2010. Entre ces deux dates, la crise économique a frappé. Il ne s’agit probablement pas du seul déterminant qui explique le lent recul du dialogue social d’entreprise, mais il est plausible qu’il ait joué un rôle important dans des évolutions qui posent question.

Des apparences trompeuses

Constat n°1 à l’issue de cette étude: le taux de négociation a légèrement augmenté entre 2004 et 2010 dans les établissements de plus de 20 salariés. Mais cette tendance générale cache de vraies disparités:

Source: DARES
Source: DARES

Le tableau montre que 70% des salariés (dans les + 20, et 66% dans les moins de 20) sont en 2010 couverts par une négociation salariale (ce qui ne signifie pas un accord). Ils étaient seulement 68% en 2004. L’évolution est donc positive.

Si l’on regarde plus finement les résultats par taille, on s’aperçoit que la tendance s’est inversée dans les entreprises de moins de 50 salariés, qui sont passées d’un taux de couverture de 38% à un taux de 34% seulement. Ce chiffre n’est évidemment pas bon, et il permet de mesurer l’impact de la crise sur les PME: le dialogue social s’y est tendu, parfois rompu, sous l’effet des difficultés nouvelles.

Cette rupture mérite qu’on s’y arrête. Quand les partenaires sociaux discuteront seuils sociaux et représentation dans les PME et les TPE, c’est sur cette toile de fond que les discussions auront lieu, et c’est ce sujet-là qui devra être évoqué.

Le dialogue social de branche, un obstacle

Formellement, les raisons données par les employeurs pour contourner la négociation salariale d’entreprise sont assez intéressantes à décomposer.

Source: DARES
Source: DARES

Dans tous les cas de figure, l’invocation d’un accord de branche pour expliquer l’absence de négociation d’entreprise a progressé entre 2004 et 2010. Ce point est inquiétant: les seules négociations de branche qui existent portent sur les rémunérations minimales. Lorsqu’un entreprise invoque le dialogue de branche pour ne plus discuter des salaires dans l’entreprise, cela signifie donc que l’employeur renonce à toute augmentation salariale collective en dehors du minimum syndical (au sens propre du terme). On tient là l’une des raisons de la déflation: les salaires n’augmentent plus.

On remarquera toutefois que ce motif est beaucoup plus utilisé lorsque l’entreprise compte un délégué syndical que lorsqu’elle n’en compte pas. Là aussi, le signe des temps est fort. Désormais, 54% des entreprises qui comptent un délégué syndical et qui ne négocient pas les salaires utilisent le prétexte de l’accord de branche pour ne plus négocier en interne. On retrouve ici la vieille idée selon laquelle l’entreprise est un lieu de conflictualité et la branche un lieu de rapprochement, qui a justifié pendant des décennies le retard français en matière de dialogue social d’entreprise.

L’étude de la DARES donne toutefois une raison de ne pas désespérer: que l’entreprise dispose ou pas d’un délégué syndical, les employeurs sont de moins en moins nombreux (et dans des proportions identiques qu’il y ait un délégué syndical ou pas) à assumer une décision unilatérale de ne pas négocier. Ils ne sont pas plus du tiers à agir de cette façon.

Qu’en pensent les salariés?

A l’appui de ces analyses, la DARES compare de façon tout à fait intéressante la perception de cette réalité par les employeurs et par les salariés.

Source: DARES
Source: DARES

Globalement, les résultats diffèrent dans une proportion de 33% selon le point de vue de l’interviewé. 30% seulement des employeurs interrogés considèrent que l’absence de négociation tient à une décision unilatérale de leur part, mais 42% des représentants du personnel attribuent l’absence de négociation à cette raison.

On manque ici malheureusement d’un outil plus précis pour mesurer la différence de perception entre salariés et employeurs sur la gouvernance globale de l’entreprise. Il est en tout cas acquis que la part de la décision unilatérale de l’employeur est un objet vécu de façon beaucoup plus autoritaire de la part des salariés que de la part de l’employeur…

La montée des décisions unilatérales

La DARES complète son analyse par un bilan des négociations.

Source: DARES
Source: DARES

Entre 2004 et 2010, la part des décisions unilatérales de l’employeur a gagné environ 10 points, pendant que les accords unanimes devenaient minoritaires. Cette évolution montre « en creux » l’évolution de la conflictualité dans les entreprises. Près de la moitié d’entre elles continuent à pratiquer un dialogue social de qualité. Dans l’autre moitié, en revanche, la recherche du consensus est en forte diminution, et la décision unilatérale devient un réflexe de plus en plus fréquent.

Dialogue social d’entreprise et compétitivité

Il manque à ces statistiques un lien entre les résultats financiers et économiques de l’entreprise et ses pratiques sociales. Il serait intéressant de voir s’il existe une corrélation entre les deux phénomènes, et spécialement une corrélation directe entre compétitivité et dialogue social. Il est évidemment tentant de soutenir que les entreprises qui pratiquent le dialogue social y trouvent un gain de compétitivité fort. Malheureusement, aucune donnée en l’état n’étaie ce point de vue.

La seule conclusion possible à ce stade est d’ordre macro-économique: le recul effectif du dialogue social intervient dans un contexte de crise économique et de problèmes de compétitivité pour les entreprises françaises. Reste à savoir si le réflexe de la décision unilatérale procède de la réaction face à la crise, ou s’il en est une cause…

Europe: effondrement de la production depuis 2000

Dans la série: l’Europe, seul horizon de la prospérité, l’INSEE rappelle quelques chiffres qui défrisent. Entre 2000 et 2013, la production industrielle a en effet baissé de 15% en volume. Seule l’Allemagne a, à ce stade, retrouvé son niveau de 2007.

En France, en dehors de l’agriculture, l’ensemble des secteurs industriels a pris la crise de plein fouet:

La production manufacturière française

 

Ce tableau est intéressant, parce qu’il montre comment des secteurs entiers de l’industrie française, comme le raffinage sont désormais sinistrés par quinze ans de désindustrialisation.

En Europe, seule l’Allemagne a connu une hausse de sa production sur 15 ans

En Europe, la situation est tout à fait révélatrice du sens de la construction européenne:

La production industrielle en Europe depuis 2000

Alors que, en 15 ans, l’indice de production est passé en Allemagne de 85 à 110 (ce qui permet à la zone euro d’afficher une quasi-stabilité sur cette période), il a perdu près de 20 points en France, 25 points en Italie, 30 points en Espagne.

On comprend mieux, au vu de ces chiffres, que l’Allemagne n’ait guère envie de changer les règles du jeu en Europe.

Déflation: baisse des prix à la production en juillet

Eurostat a publié hier l’indice des prix à la production industrielle en Europe en juillet 2014. Encore une mauvaise nouvelle: ils sont en baisse de 0,1%! De quoi confirmer l’analyse d’un basculement de l’Union dans la terrible déflation qui tue toute activité économique et annonce toujours une phase brutale de destruction de valeur.

Indice des prix à la production - source: Eurostat
Indice des prix à la production – source: Eurostat

Hollande, l’homme qui décidait depuis son bidet

Hier, François Rebsamen ne s’attendait probablement pas à produire le bad buzz qui a agité toute la journée, y compris sur Twitter, à propos du contrôle des chômeurs. Les commentaires sont allés bon train toute la journée. Il faut dire que, lorsque Sarkozy avait tenu les mêmes propos, le Parti Socialiste s’en était donné à coeur joie pour dénoncer la bassesse de ses propos. Au passage, Rebsamen devrait s’intéresser à la complexité de la réglementation en matière de chômage, face à laquelle même les agents de Pôle Emploi sont largement perdus. Pour un jeune ministre du Travail, il a en tout cas donné le ton de sa sensibilité sociale…

Ce couac manifeste dans la communication gouvernementale est heureusement balayé par le livre de Valérie Trierweiler, qui ne semble pas tendre pour François Hollande. Que Manuel Valls soit rassuré donc: la folie Trierweiler devrait très vite éclipser la bévue de Rebsamen. Tout cela est bon pour lui en 2017. En revanche, la France fait un pas de plus dans le foulage au pied de la fonction présidentielle, qui cristallise tout de même nos institutions. Ce n’est pas un excellent signe, convenons-en, pour notre démocratie.

Passe en boucle l’extrait du livre où Valérie dévoile que François Hollande et Claude Sérillon ont tenu une réunion dans la salle de bain du couple présidentiel. Cette image devrait faire mouche dans l’opinion publique, car elle détrône (sans jeu de mot graveleux) définitivement le Président: que celui-ci méprise sa fonction au point de l’évoquer dans un lieu d’aisance est la marque d’une vulgarité suprême qui devrait faire le deuil définitif de la capacité de François Hollande à gouverner. A sa prochaine apparition télévisée, les Français ne verront plus en lui que l’homme qui décidait depuis son bidet. Un effet désastreux… pour la crédibilité même de la décision publique en France.

Complémentaire santé: qui apporte les meilleures garanties?

La DREES a publié en août 2014 une intéressante étude appelée « les contrats les plus souscrits auprès des organismes complémentaires santé en 2009 ». Avec un peu de retard, elle compare notamment les garanties offertes selon le statut juridique de l’assureur. Ce travail minutieux, qui repose sur les déclarations des assureurs, est extrêmement utile pour éclairer le lecteur sur les différences de garanties entre prestataires. Il permet notamment de remettre en cause l’idée reçue dans l’opinion publique selon laquelle les institutions de prévoyance apporteraient des garanties plus avantageuses que les compagnies d’assurance.

A titre d’exemple, on lira, page 38, la comparaison entre les remboursements en optique simple. En moyenne, les organismes remboursent, pour les montures et les verres simples, 170 euros en contrat collectif. Mais ce montant (toujours en collective) pour les institutions de prévoyance est de 161 euros, alors qu’il est de 181,5 euros pour les compagnies (et de 175,5 euros pour les mutuelles).

Source: DREES
Source: DREES

Autre exemple, page 40: les prothèses dentaires. La moyenne des remboursements pour les contrats collectifs de l’ensemble des organismes est de 327 euros. Ce montant s’élèvent à 390 euros pour les compagnies, et à seulement 307 euros pour les institutions de prévoyance (315 euros pour les mutuelles).

Source: DREES
Source: DREES

Ces quelques éléments ne tiennent évidemment pas compte du prix du contrat. Ils permettent toutefois de tempérer les certitudes acquises. Les compagnies d’assurance ont en effet, en 10 ans, vu leur activité beaucoup augmenter par rapport à celle de leurs concurrents. Ce succès tient aussi à la qualité des garanties apportées aux assurés dans les contrats de complémentaire santé.

Education nationale: l’école de la sélection sociale

Une étude de l’INSEE souligne à nouveau la puissance de la sélection sociale à l’école. Le retard d’apprentissage à l’entrée en 6è frappe en effet durement les milieux populaires. Ce tableau en donne une très belle démonstration:

La sélection sociale à l'école

 

Si 12,3% des élèves entrant en 6è ont un retard d’apprentissage (chiffre en soi extravagant), ce taux s’élève à plus de 20% dans les zones urbaines sensibles et à plus de 30% dans les populations étrangères.

Une fois de plus, démonstration est faite que l’école ne corrige pas les inégalités en France, mais les accroît.

Carole Delga, la sous-ministre qui défend son bout de gras

Saviez-vous que Carole Delga était secrétaire d’Etat à la Consommation, de l’Economie Sociale et Solidaire, du Commerce, de l’Artisanat dans le gouvernement Valls II? Elle-même doit plus ou moins l’ignorer, car ce sont surtout ses fonctions d’élue du Comminges (un coin des Pyrénées bien connu pour l’historien qui y est né, Bernard de Comminges…) qui la préoccupe. Alors que beaucoup de Français pestent contre le coût exorbitant du CICE qui profite à la Poste (environ 300 millions€), Carole Delga trouve pour sa part que la Poste n’en fait pas assez.

Elle s’est ainsi officiellement emparée d’une question centrale dans la vie du pays: la restriction provisoire apportée aux services rendus par le bureau de poste de Bagnères-de-Luchon, commune de 2.500 habitants rendue populaire par les passages du Tour de France.

Alertée par le maire Louis Ferré et Joël Aviragnet, j’ai saisi par courrier le PDG du groupe La Poste afin de trouver une solution rapide et d’empêcher toute restriction de service, très pénalisante pour la population de Luchon. Dans des territoires de montagne comme le nôtre, les déplacements sont difficiles et il est primordial de maintenir un service de proximité.

Il est vrai qu’un bureau de Poste pour 2.500 habitants, c’est le minimum qu’on puisse faire. Rappelons qu’Aulnay-sous-Bois, 80.000 habitants, en compte un pour 40.000 habitants. On suggère à la ministre de l’Economie Sociale et Solidaire de s’intéresser de près à cette légère distorsion territoriale: cela lui permettrait de retrouver le sens des priorités.