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Auteur : Éric Verhaeghe

Fondateur de Tripalio, auteur.

Fukushima: radioactivité 10 millions de fois supérieure à la normale

Le New York Times continue à nous abreuver d’informations très utiles sur la situation de Fukushima, dont la dernière en date, selon laquelle la radioactivité au sein de la centrale a atteint une dose 10 millions de fois supérieure à la normale. Voici l’essentiel à retenir de l’article:

http://www.nytimes.com/2011/03/28/world/asia/28japan.html?pagewanted=1&_r=1&hp

– les niveaux de radiation augmentent fortement au coeur de la centrale: selon l’AIEA, l’eau qui filtre du réacteur n°2 présente un taux d’iode 134 10 millions de fois supérieur au niveau habituel dans les centrales nucléaires. Personne ne sait exactement à quoi ce phénomène est dû. La TEPCO (opérateur nucléaire japonais) pense qu’il s’agit d’une fuite dans une tige de combustible ou dans la cuve du réacteur. Yukiya Amano, directeur général de l’AIEA, a confirmé l’incertitude qui pèse sur l’état exact des réacteurs et a indiqué qu’il faudrait encore des semaines, voire des mois, pour contrôler la situation.

– la TEPCO affirme avoir trouvé, dans l’eau stagnante du réacteur n°2, des isotopes radioactifs de césium, d’iode, de cobalt, de molybdène, de technetium, de barium et de lanthanium.

– au large de Fukushima, l’iode avait atteint 1850 fois le seuil normal (1250 fois la veille).

– y a-t-il fuite de plutonium? Le gouvernement japonais affirme que non.

-les trois ouvriers hospitalisés après leur contact avec de l’eau radioactive semblent avoir été exposés à des radiations de 2 à 6 sieverts.

Intervention du FMI en faveur de la Roumanie

AFP le 25/03/2011 à 23:27

Le FMI débloque 1 milliard d’euros pour la Roumanie :

Le Fonds monétaire international a annoncé vendredi avoir débloqué la dernière tranche, de 1 milliard d’euros, de son aide à la Roumanie, et approuvé la mise à disposition de ce pays d’une ligne de crédit supplémentaire, de 3,6 milliards d’euros maximum, à titre préventif.

Le Conseil d’administration du FMI a approuvé ce nouvel accord de crédit d’une durée de deux ans, qui entrera en vigueur le 31 mars, et prendra le relais de l’aide de 12,95 milliards d’euros sur un an accordée en mai 2009 pour un an, indique le Fonds dans un communiqué.

Les autorités roumaines « ont informé le FMI qu’elles avaient l’intention de considérer ce nouvel accord comme étant à titre préventif et qu’elles ne comptaient pas, en conséquence, tirer » sur cette ligne de crédit, indique le Fonds.

Son communiqué rappelle que le nouvel accord de crédit est accordé « en conjonction avec un soutien à titre préventif de l’Union européenne, de 1,4 milliard d’euros, et un prêt de la Banque mondiale de 0,4 milliard d’euros ».

Face à une situation financière particulièrement critique provoquée par la crise mondiale et ses retombées, la Roumanie a évité l’abîme grâce à une aide d’urgence de 20 milliards d’euros du FMI, de l’UE et de la Banque mondiale.

Le déblocage de ces fonds a été ralenti par les difficultés politiques liées à l’adoption des réformes imposées par les bailleurs de fonds. Le pays s’est finalement infligé une cure d’austérité, passant par une réforme des retraites, une baisse des salaires dans la fonction publique et un augmentation de la TVA.

L’UE a annoncé jeudi avoir débloqué une nouvelle tranche, de 1,2 milliard d’euros, de son aide à la Roumanie consentie en 2009, soulignant que Bucarest avait rempli les conditions convenues.

Le FMI écrit que « la mise en oeuvre des réformes prévues par le programme soutenu par le Fonds reste bonne et les autorités roumaines cherchent un crédit de relais préventif pour signaler leur engagement à continuer les réformes ».

« L’économie de la Roumanie commence à se reprendre », ajoute le Fonds. Après s’être effondré de 7,1% en 2009, le PIB du pays devrait avoir amorti sa chute à 1,3%, en 2010, indique-t-il. Le Fonds table sur un retour de la croissance cette année, avec une hausse du PIB de 1,5%, et une nette accélération en 2012 (+4,4%).

« Le rééquilibrage des finances publiques va se poursuivre », indique le FMI.

Selon lui, « les mesures budgétaires difficiles adoptées en 2010, complétées par la poursuite d’une politique de dépenses prudente, mettent à portée de main » les objectifs de réduction du déficit budgétaire à 4,4% du PIB en 2011 et 3,0% en 2012 (contre 7,2% en 2009, et 6,7% en 2010).

Comme l’aide allouée en 2009, le nouveau crédit du FMI est accordé selon un accord dit « de confirmation », prévoyant plusieurs tranches faisant monter le niveau des fonds dont le pays peut bénéficier au guichet du FMI au fur et à mesure que celui-ci valide ses progrès.

Selon le FMI, la Roumanie a indiqué ne pas avoir l’intention de toucher à la tranche de 1 milliard d’euros mise à sa disposition. Le Fonds n’a pas précisé la date à laquelle il libérerait la première tranche de la nouvelle ligne de crédit.

Fukushima: évacuation volontaire des populations, sans explication

La presse française a un peu passé sous silence la situation à Fukushima. C’est frustrant, car nous entrons dans une phase inquiétante. Je recommande donc la lecture de l’article du New York Times:

http://www.nytimes.com/2011/03/26/world/asia/26japan.html?pagewanted=2&_r=1&hp

Visiblement, il se confirme que la situation se dégrade fortement sur le réacteur n°3, qui utilise du MOX, le combustible le plus dangereux. Selon les informations parcellaires dont dispose la presse, le caisson du réacteur n’est plus étanche, et la cuve qui abrite les réacteurs est fortement fissurée. Autrement dit, la pollution nucléaire de l’atmosphère comme du sol est entamée sur ce réacteur extrêmement nocif.

Les spécialistes ont conclu à cette contamination lorsque deux ouvriers chargés de tirer un câble électrique ont été brûlés en marchant dans l’eau qui stagnait, avec un très fort taux de radioactivité (près de 4 millions de becquerels par centimètre carré, soit 10.000 la dose normale). Les spécialistes pensent que ces ouvriers ont reçu 2 à 6 sievert de radiation, de 8 à 24 fois la dose maximale autorisée sur le site pour les ouvriers en intervention. Au passage, il semblerait que ces ouvriers soient des sous-traitants payés à la journée avec mission d’intervenir sans combinaison de protection. Ce qui laisse rêveur sur le comportement de la TEPCO dans cette affaire.

Un spécialiste bien informé affirme qu’une grande brèche s’est ouverte sur la cuve, positionnée verticalement. Il s’agit là d’un problème majeur, puisque l’industrie nucléaire sait très peu de choses sur la contamination au MOX. Traduction: nous sommes confrontés à un très grave problème de santé publique.

Il semblerait que l’utilisation de l’eau de mer pour refroidir les réacteurs commence par ailleurs à produire ses effets néfastes, puisque le matériel de refroidissement est hautement corrosif.

Les autorités ont donc invité les habitants de la région a évacué la zone, sans obligation, dans un périmètre de 50 kilomètres. La pénurie d’essence dans la région, et la difficulté de prendre en charge de nouveaux réfugiés expliqueraient-elles la timidité des autorités japonaises sur cet ordre d’évacuation? Dans tous les cas, ces autorités n’ont donné aucune explication précises sur les raisons de cette évacuation. Le soupçon grandit d’un mensonge officiel sur la situation exacte là-bas.

En tout cas, l’armée américaine évacue massivement.

Un sommet européen pollué par l’actualité

La crise portugaise parasite le sommet de l’UE sur l’euro

vendredi 25 mars 2011 08h02

BRUXELLES (Reuters) – La perspective d’un plan d’aide au Portugal s’est invitée au sommet européen qui se tient depuis jeudi à Bruxelles, renvoyant au second plan la réponse « globale » à la crise annoncée depuis plusieurs mois et la révision des termes du plan de sauvetage irlandais.

Comme attendu, le Premier ministre portugais José Socrates n’a pas formulé de demande d’aide en dépit de l’intense pression de ses pairs pour clarifier une situation politique et économique qui menace de faire dérailler les efforts des Vingt-Sept pour éteindre la crise de la zone euro.

Selon plusieurs diplomates européens, il a exprimé aux autres chefs d’Etat et de gouvernement la volonté de son pays de tenir les engagements budgétaires pris lors d’un sommet de la zone euro le 11 mars.

Il a ensuite été applaudi, ont précisé ces diplomates, qui ont indiqué que les Vingt-Sept s’attendaient désormais à ce que des élections anticipées soient convoquées.

Le président de la République portugais doit rencontrer vendredi son Premier ministre et le leader de l’opposition avant de décider s’il dissout le Parlement et convoque des élections, une décision qui gèlerait de fait toute demande d’aide pendant 55 jours, le temps minimum prévu pour que se tienne le scrutin.

Analystes, économistes et responsables européens sont convaincus que Lisbonne devra demander une aide après le rejet mercredi du dernier programme d’économies préparé par José Socrates, qui a immédiatement présenté sa démission au président de la République.

ENGAGEMENTS PORTUGAIS

Le Portugal doit affronter une conjoncture difficile au cours des prochaines semaines, avec plus de neuf milliards d’échéances de refinancement de sa dette d’ici le mois de juin, le tout alors que le pays a dit lundi anticiper une nouvelle récession en 2011 et que l’agence de notation Fitch a abaissé sa note souveraine de deux crans.

Cette situation a poussé jeudi les responsables européens à intensifier leur pression sur Lisbonne et le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker a dit qu’il n’était pas exclu que le Portugal fasse bientôt appel à une aide, qui pourrait être d’environ 75 milliards d’euros.

Plusieurs sources européennes ont mentionné une fourchette de 60 à 80 milliards d’euros comme étant « crédible et réaliste ».

L’une de ces sources a précisé qu’aucune discussion n’était en cours avec Lisbonne sur un éventuel plan de sauvetage et qu’une demande d’aide impliquerait l’envoi sur place d’une nouvelle mission du Fonds monétaire international et de la Commission européenne pour déterminer les modalités de l’aide.

Lors de la conférence de presse qui a clôturé la première journée du sommet, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a indiqué que la question d’un éventuel plan de sauvetage n’avait pas été abordée, tout comme d’ailleurs le cas irlandais.

LUNDI NOIR ?

Dublin souhaite renégocier à la baisse les termes de son plan d’aide et discuter d’un soutien additionnel à ses banques mais n’a pas pu encore s’entendre avec ses partenaires européens, qui lui demandent en échange de faire un « geste » sur son avantageuse fiscalité des entreprises.

Le Premier ministre Enda Kenny a déclaré que les résultats de ces tests de résistance conditionneraient toute décision sur le plan d’aide, ce qu’a confirmé Herman Van Rompuy.

Les situations portugaise et irlandaise sont une ombre importante au tableau de la réponse « globale » à la crise sur laquelle planchent les Européens depuis des mois et qui devait être présentée lors du sommet.

Deux autres éléments ont tendu un peu plus les marchés : tout d’abord, selon le texte des conclusions de la réunion, obtenu par Reuters, le relèvement des capacités effectives de prêt du Fonds européen de stabilité financière (FESF) ne sera pas finalisé avant fin juin.

Par ailleurs, l’accord trouvé lundi entre ministres des Finances sur le futur mécanisme européen de stabilité (MES), qui prendra le relais du FESF à partir du 1er juillet 2013, a finalement été révisé à la demande de l’Allemagne pour étaler sur cinq échéances les versements des 80 milliards d’euros qui constitueront le capital fixe du fonds.

Enfin, si les Vingt-Sept se sont entendus sur une réforme ambitieuse du Pacte de stabilité et de croissance, sur un « pacte pour l’euro » pour doper la compétitivité européenne et ont lancé une troisième série de « stress tests » bancaires, ces différents dossiers ne seront eux aussi validés que fin juin.

Ce calendrier et les inquiétudes sur le Portugal ont fait baisser l’euro cette semaine et ont accentué la pression sur les dettes portugaise et irlandaise, qui ont atteint de nouveaux records depuis la création de la monnaie unique.

L’Irlande résiste à la France et à l’Allemagne

L’Irlande doit relever son impôt sur les sociétés, dit Lagarde

vendredi 25 mars 2011 07h51

CHICAGO (Reuters) – La ministre française de l’Economie Christine Lagarde a accentué la pression sur l’Irlande jeudi, lui demandant de renoncer à son taux d’imposition très faible sur les sociétés (IS) compte tenu du sauvetage de ce pays l’an dernier par les pays de la zone euro.

Christine Lagarde a également déclaré qu’elle maintenait sa prévision d’un taux de croissance de 2% pour la France en 2011.

Les membres de la zone euro, a fait valoir la ministre, ont « serré les rangs » pour aider Dublin et il ne faudrait pas qu’ils soient désormais mis à mal par le faible taux de taxation des sociétés en Irlande, a fait valoir Christine Lagarde dans un interview à Reuters Insider.

« Précisément, il ne doit pas y avoir de concurrence fiscale entre les Etats membres », a déclaré Christine Lagarde.

« C’est une discussion que nous continuerons à avoir avec nos amis irlandais », a-t-elle ajouté.

L’Irlande a bénéficié d’un plan de sauvetage de 85 milliards d’euros des pays de la zone euro et du Fonds monétaire international l’an dernier et a demandé depuis à bénéficier d’un abaissement du taux des prêts qui lui sont octroyés dans ce cadre.

L’Allemagne et la France disent que Dublin doit d’abord relever son taux d’IS, qui, à 12,5%, est le plus faible de la région, de façon à le mettre en conformité avec celui des autres pays.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a fait des commentaires similaires à ceux de Christine Lagarde lundi.

Madoff exporte son savoir-faire en Espagne

AFP le 25/03/2011 à 17:35

Le « mini-Madoff » espagnol, qui aurait escroqué 100.000 personnes, arrêté :

Un homme présenté par la police comme un « mini-Madoff » espagnol, soupçonné d’avoir escroqué plus de 100.000 personnes dans 110 pays, a été arrêté à Valence (est), a annoncé vendredi la police.

Cet homme, uniquement identifié par ses initiales G.C.S., est « le plus haut responsable d’un système d’escroquerie qui a détourné plus de 300 millions de dollars » (212 millions d’euros au cours de vendredi), a expliqué la police espagnole dans un communiqué.

L’enquête a permis de montrer que « ce qui devait être une plateforme dédiée à l’investissement sur le marché des devises s’est transformé en un système de détournement d’argent de type pyramidal », a-t-elle précisé.

La police estime que plus de 100.000 personnes auraient été victimes de cette arnaque, dans 110 pays dont l’Espagne, les Etats-Unis, le Canada, la France, l’Italie, le Mexique ou encore la Colombie.

Le Portugal proche de l’extrême onction financière

AFP le 25/03/2011 à 14:34

Le Portugal de plus en plus proche de la banqueroute :

Moins de 24 heures après la démission du Premier ministre portugais José Socrates, la sanction des marchés et des agences de notation est tombée, menaçant le pays d’une rupture de financement à court terme, estimaient vendredi les analystes.

Les agences Fitch et Standard and Poor’s (SP) ont dégradé jeudi de deux crans la note de la dette portugaise, conséquence directe du rejet par le Parlement du nouveau plan d’austérité et de la chute du gouvernement socialiste minoritaire.

« Fitch ne croit plus que le Portugal puisse conserver un accès au marché à des conditions favorables cette année », a-t-elle affirmé dans un communiqué, jugeant que la probabilité d’une aide financière extérieure « à court terme » a « considérablement augmenté ».

La réaction à ces décisions a été immédiate sur les marchés, où les taux portugais à dix ans ont atteint vendredi matin en séance un nouveau plus haut, à 7,78%, contre un peu plus de 4% il y a un an.

« Le marché traite déjà les obligations portugaises comme des titres pourris, il faut donc s’attendre à des dégradations supplémentaires », relevait la banque ING dans une note d’analyse.

« La spirale d’informations négatives concernant le Portugal se poursuit avec vigueur », résumait vendredi la Commerzbank.

Réunis à Bruxelles, les dirigeants européens se sont dits prêts à aider « sous conditions » le Portugal, en débloquant, comme pour la Grèce et l’Irlande, un Fonds de secours dont le montant a été évalué à 75 milliards d’euros par le chef de file des ministres des Finances de la zone euro Jean-Claude Juncker.

Mais le gouvernement socialiste démissionnaire a une nouvelle fois exclu cette possibilité, José Socrates réaffirmant vendredi que son pays « n’a pas besoin » d’un plan de sauvetage.

Or, en attendant l’élection d’un nouveau gouvernment, au plus tôt fin mai, l’horloge financière continue de tourner.

Et vite. Le Portugal doit rembourser 4,2 milliards d’euros de dette le 15 avril et, encore 4,9 mds le 15 juin.

Selon les économistes interrogés par l’AFP, le Portugal devrait avoir suffisamment d’argent pour faire face à l’échéance d’avril, mais être incapable de financer les remboursements de juin, sans nouvel emprunt.

En outre, « les banques pourraient se retrouver à court de liquidités bien avant le gouvernement, comme ça a été le cas en Irlande », estime Daniel Gros, du Centre d’études des politiques européennes.

La fermeture des marchés financiers est déjà une réalité pour les entreprises publiques de transports qui sont au bord de la « rupture financière » et menacées de ne plus pouvoir payer les salaires, affirmait cette semaine le quotidien Jornal de Negocios.

Pour Tullia Bucco, analyste chez UniCredit, la solution pourrait passer par des « prêts relais ». « Ces prêts, sous forme de placements directs de dette, aideraient certainement le pays à trouver les fonds dont il a besoin jusqu’à juin », a-t-elle déclaré à l’AFP.

La Chine, qui selon des informations de presse jamais démenties aurait déjà acheté plus d’1 milliard d’euros de dette portugaise en janvier, s’est dite prête jeudi à « renforcer ses liens » avec le Portugal.

D’autres pays, notamment d’anciennes colonies portugaises comme le Brésil ou le Timor oriental, ont aussi à plusieurs reprises manifesté leur « solidarité » avec Lisbonne, où est attendue la semaine prochaine la présidente du Brésil Dilma Rousseff.

Enfin, face au « pic de refinancement » du 15 avril, la Banque centrale européenne pourrait une nouvelle fois racheter des obligations portugaises « avant et après » cette date afin de faire baisser la pression des marchés, estime Gilles Moec, économiste chez Deutsche Bank.

Mais, prévient-il, « ce sera une intervention exceptionnelle, dans l?attente que le Portugal négocie et obtienne une aide internationale ».

Une bulle immobilière en France?

AFP le 25/03/2011 à 13:02

France : treizième mois d’accélération consécutif pour les crédits (BdF)

Les crédits aux ménages et aux entreprises (hors secteur financier) en France ont poursuivi leur accélération pour le treizième mois d’affilée en février, toujours portés par le dynamisme du crédit immobilier, selon des chiffres publiés vendredi par la Banque de France (BdF).

L’IRSN fait des révélations fracassantes sur l’exposition des Français aux radiations

Une fiche d’information de 2009 établie par l’IRSN fait d’intéressantes révélations sur les conséquences, notamment en France, des essais atmosphériques d’armes nucléaires depuis les années 50.

On y apprend:

Cette fiche d’information informe utilement sur la localisation, la puissance et l’histoire des essais nucléaires. Les Mt sont des mégatonnes, qui évaluent la puissance des tirs.

L’intérêt de cette fiche est de montrer clairement que la France a massivement subi les conséquences des essais nucléaires. Ainsi:

Ceux qui sont nés en 1961 seront heureux d’apprendre les informations suivantes:

La note du Portugal s’effondre

AFP le 24/03/2011 à 17:56

Portugal : l’agence Fitch abaisse la note de deux crans

L’agence de notation Fitch Ratings a annoncé jeudi avoir abaissé de deux crans la note souveraine du Portugal en raison des « risques accrus » pesant sur la capacité de financement du pays, qui sera probalement contraint de faire appel à l’aide de ses partenaires.

Le refus du Parlement portugais de voter de nouvelles mesures d’austérité, et la démission du Premier ministre portugais José Socrates qui s’en est suivie, ont « affaibli la crédibilité du programme de réformes structurelles et budgétaire du Portugal », a estimé l’agence de notation.

Fitch, l’une des trois grandes agences de notation, a en conséquence décidé d’abaisser à A- la note du Portugal, déjà dégradée à A+ le 23 décembre.

« Etant donné le manque d’amélioration dans les conditions de financement, Fitch ne croit plus que le Portugal puisse conserver un accès au marché à des conditions favorables cette année », ajoute l’agence dans un communiqué.

Les taux d’intérêt que l’Etat portugais doit payer pour emprunter sur les marchés de la dette se sont envolés ces derniers jours, rendant de plus en plus probable une demande d’aide financière de la part du Portugal, auprès de ses partenaires européens et du Fonds monétaire international.

Cette demande doit être évoquée, au moins en coulisses, par les dirigeants européens rassemblés jeudi et vendredi en sommet à Bruxelles.

Un nouvel abaissement de la note du Portugal, « éventuellement de plusieurs crans », est probable dans les trois à six mois qui viennent, faute d’un programme « crédible de soutien économique et financier agréé par le FMI et l’UE », relève encore Fitch.

Mardi, le ministre portugais des Finances, Fernando Teixeira dos Santos, avait averti le parlement qu’un rejet du nouveau programme d’austérité allait « très probablement provoquer l’immédiate réappréciation du risque du pays de la part des agences de notation, avec des conséquences immédiates sur sa notation » ce qui « aggravera les conditions des marchés financiers et entraînera des difficultés supplémentaires pour le financement du pays ».

L’agence de notation Moody’s avait elle aussi abaissé de deux crans la note de la dette du Portugal, à « A3 », la semaine dernière, invoquant une conjoncture économique incertaine face au programme de rigueur ambitieux du gouvernement.

Le Portugal est noté « A- » par l’agence Standard and Poor’s, ce qui correspond au « A3 » de Moody’s.