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Auteur : Éric Verhaeghe

Fondateur de Tripalio, auteur.

Bolloré ou la nouvelle Françafrique

Une plainte pour corruption vise Bolloré sur le port de Conakry

mercredi 16 mars 2011 19h55

PARIS (Reuters) – La société française NCT Necotrans a déposé plainte pour corruption mercredi au parquet de Paris après avoir perdu au début de l’année la concession du port de Conakry, en Guinée, au profit du groupe Bolloré, ont annoncé ses avocats.

Bolloré a signé vendredi dernier un contrat d’une valeur de 500 millions d’euros pour la gestion du port de conteneurs de la capitale guinéenne. Il se refuse à tout commentaire sur la plainte.

Necotrans dit avoir perdu 40 millions d’euros quand le pouvoir guinéen du président Alpha Condé a dénoncé un précédent accord datant de 2008 et a envoyé l’armée réquisitionner les installations.

La société relate dans sa plainte, remise au procureur Jean-Claude Marin, que le groupe Bolloré, via sa filiale Euro RSCG, a financé la campagne électorale d’Alpha Condé.

Il remarque que le chef d’Etat guinéen sera reçu à Paris la semaine prochaine par Nicolas Sarkozy, ami de Vincent Bolloré. Ce dernier avait prêté son yacht au président français élu après son élection en 2007 et il avait prêté son avion au couple Sarkozy-Bruni pour des vacances en Egypte.

Necotrans admet cependant ne pas présenter de preuves matérielles d’une opération de corruption.

La société avait obtenu en 2007 la concession pour 25 ans du port, confiée à sa filiale Getma et entrée en vigueur en 2008.

DÉFAILLANCE ?

Le site est stratégique pour les exportations minières. La concession a été renouvelée en janvier dernier, affirme Necotrans, avant, selon elle, un brusque revirement consécutif à un déplacement de Vincent Bolloré à Conakry en février.

« Le Groupe NCT Necotrans, par ses avocats Cédric Fischer et Pierre-Olivier Sur, dépose plainte entre les mains de Monsieur Jean-Claude Marin procureur de la République de Paris et demande l’ouverture d’une enquête préliminaire pour corruption internationale », annonce NCT Necotrans dans un communiqué.

Interrogé mardi soir sur les conditions de l’attribution du nouveau contrat, Vincent Bolloré a répondu, en marge de la présentation des résultats 2010 de son groupe, que la procédure avait été régulière.

« On était deuxième de l’appel d’offres, le numéro un a été déclaré défaillant, on passe donc en tête, c’est assez courant, ce n’est pas un gré à gré, c’est simplement une défaillance », a-t-il expliqué.

« Il n’y a pas le moindre document qui établirait la moindre défaillance, au contraire », a déclaré de son côté à Reuters Pierre-Olivier Sur, avocat de NCT Necotrans.

« Même s’il y avait eu défaillance, il faut dans ce cas-là respecter la procédure. Il a des moyens de sortir d’un contrat et rien ne justifie la réquisition ou qu’on envoie l’armée », a-t-il ajouté.

Bolloré et NCT Necotrans possèdent respectivement les premier et deuxième réseaux logistiques intégrés en Afrique. S’il sont en conflit à Conakry, tous deux sont partenaires dans la gestion d’autres ports africains, notamment au Gabon et au Bénin.

Le marché nippon sous perfusion

La Banque du Japon injecte 6.000 milliards de yens sur le marché

jeudi 17 mars 2011 07h09

TOKYO (Reuters) – La Banque du Japon a proposé jeudi d’injecter 6.000 milliards de yens (54 milliards d’euros) supplémentaires sur le marché, portant à 28.000 milliards de yens (254 milliards d’euros) le montant total de son apport depuis le début de la semaine.

Cette politique d’injection massive de liquidités dans le système bancaire vise à atténuer le vent de panique qui s’est emparé des marchés nippons après le séisme et le tsunami qui ont dévasté le nord-est du Japon vendredi dernier.

Les spéculations sur une éventuelle intervention de Tokyo sur le marché pour contenir la hausse du yen ont repris de plus belle après une hausse record de la devise face au dollar jeudi sur fond de rumeurs sur un rapatriement massif des fonds de l’étranger.

Les banques françaises en forme

AOF le 17/03/2011 à 08:27

Crédit Agricole vise 6 à 7 milliards d’euros de bénéfices en 2014 :

(AOF) – Crédit Agricole SA a présenté un plan stratégique à horizon 2014, indiquant que le groupe bancaire vise un résultat net part du groupe de 6 à 7 milliards d’euros. En 2010, la filiale coté de Crédit Agricole avait dégagé un résultat de 1,26 milliard d’euros. Les perspectives du groupe sont en ligne avec les attentes des analystes, qui visaient un bénéfice net de 6,35 milliards d’euros en 2014. CASA vise par ailleurs à cet horizon un produit net bancaire supérieur à 25 milliards d’euros et un coefficient d’exploitation inférieur à 60%.

Les marchés craignent un retour des capitaux japonais vers leur pays d’origine

AFP le 16/03/2011 à 21:46

Le yen au plus haut face au dollar depuis la Seconde Guerre mondiale :

Le yen a atteint un record historique face au dollar mercredi, montant à son plus haut niveau depuis la Seconde Guerre mondiale et effaçant ainsi son précédent sommet au niveau d’avril 1995.

Vers 20H40 GMT, la devise nippone valait 79,78 yens pour un dollar contre 113,01 yens mardi vers 22H00 GMT.

Il a atteint un peu plus tôt 79,73 yens, son plus fort niveau d’après-guerre. Un tel niveau de faiblesse du dollar face à la monnaie japonaise n’avait plus été observé depuis la mi-avril 1995.

« L’aggravation de la crise nucléaire japonaise et les inquiétudes persistantes sur le coût de la reconstruction de l’économie japonaise après le séisme alimentent des craintes de voir les investisseurs (japonais) rapatrier en masse » leurs fonds investis à l’étranger, a observé Nick Stamenkovic, analyste chez RIA Capital Markets.

« Le marché boursier a chuté (aux Etats-Unis), le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé, tout cela indique une certaine peur dans le marché », a souligné Mary Nicola, de BNP Paribas.

Le risque nucléaire: cet étrange objet du déni contemporain

Depuis la découverte de la fusion nucléaire, les sociétés occidentales vivent sur un étrange déni.

D’un côté, chacun a pu mesurer, dès l’origine (c’est-à-dire… à Hiroshima et Nagasaki), le risque létal lié à cette technologie. Et d’ailleurs l’ordre mondial de l’après-guerre s’est fondé sur le caractère très nettement dissuasif de l’énergie atomique et de sa puissance destructrice.

D’un autre côté, les pouvoirs publics des pays industrialisés ont bâti un mythe de l’énergie propre, sécure, et garante des indépendances nationales, en flagrante contradiction avec les évidences les plus simples. Et dans le déni le plus total de ses conséquences en cas d’accident. C’est ainsi qu’aujourd’hui encore les pouvoirs publics nous servent une soupe indigeste sur le caractère inoffensif pour la santé des dépassements de doses de radiation. Comme si les doses maximales autorisées pour la santé étaient des conventions purement formelles dont on pouvait faire fi. Mais alors pourquoi les avoir inventées?

Nous mesurons bien ici que l’idéologie du nucléaire, même face au désastre qui dément tous les discours tenus depuis des décennies sur le sujet – cette idéologie ne peut remettre en cause ses fausses certitudes.

Mécanismes d’une illusion

Pour préserver le mythe de la sécurité nucléaire, les gouvernements industrialisés ont utilisé deux astuces:

– le recours systématique à l’expertise comme gage de vérité indiscutable. A tout moment, le discours sur l’énergie nucléaire est confisqué par les experts, au besoin grimés dans des combinaisons spéciales qui donnent la conviction que des intelligences infaillibles ont pris en main de façon efficace et objective la responsabilité de guider notre destin.

– l’arnaque de la maîtrise du risque par l’anticipation de ses effets. La catastrophe de Fukushima nous en donne le meilleur exemple. Les pouvoirs publics japonais sont parvenus à convaincre la planète entière que leurs centrales étaient à l’abri du risque, car elles avaient été bâties en respectant les scénarios du pire: séisme majeur avec tsunami. Ce mythe n’était d’ailleurs probablement pas sans fondement à l’époque: les scénarios auxquels la centrale électrique devaient répondre étaient sérieux.

Mais… l’anticipation du risque est une chose. La réalisation du risque en est une autre. Dans cette immense et tragique leçon que l’humanité reçoit en ce moment, nous apprenons que la seule réalité que l’homme peut réellement anticiper… c’est son incapacité à tout prévoir. Toutes les précautions du monde ne garantiront jamais l’humanité contre la puissance naturelle.

La technologie, les experts et la liberté

Face à une catastrophe qui ne fait que débuter, dont personne ne peut soupçonner l’issue et sa portée, une première évidence s’impose: plus jamais nous ne devons accepter de nous laisser circonvenir par des lobbies sur de prétendues infaillibilités scientifiques. Dès lors qu’un danger est avéré, il est susceptible de se réaliser, quelles que soient les précautions qui seront prises.

De ce point de vue, les propos de Claude Allègre, ce matin, sur l’impossibilité scientifique d’un séisme majeur en France, suivi d’un tsunami, sont extrêmement navrants.

Cela ne signifie pas que nous devons nous attendre en France à un séisme majeur et à une catastrophe nucléaire. En revanche, il n’est plus possible de traiter les peuples de cette façon. Le discours d’experts qui nous garantissent que la nature est maîtrisable et que nous pouvons accepter en toute confiance des solutions technologiques dangereuses relève même de la pire des irresponsabilités.

Il n’est évidemment que l’une des facettes de cette entreprise d’asservissement dans laquelle nous vivons, et qui nous a persuadés depuis trop longtemps que nous avions intérêt à remettre notre avenir entre les mains d’une oligarchie.

La note de la Tunisie abaissée

AFP le 16/03/2011 à 18:49

Tunisie : SP abaisse à son tour la note d’un cran à BBB-

L’agence de notation Standard and Poor’s a annoncé à son tour mercredi qu’elle dégradait d’un cran la note de la dette à long terme de la Tunisie à BBB-, assortie d’une perspective stable, en raison des incertitudes entourant la situation économique et politique du pays.

L’agence Fitch avait déjà abaissé la note de la dette souveraine tunisienne début mars, également à BBB-, mais en maintenant une perspective négative, au contraire de SP.

L’euro fort met la Grèce au bord du gouffre selon le FMI

AFP le 16/03/2011 à 18:27

L’économie de la Grèce va se dégrader plus longtemps que prévu, selon le FMI :

La conjoncture pour l’économie de la Grèce va se dégrader plus longtemps que prévu, a estimé mercredi le Fonds monétaire international, indiquant qu’elle devrait toucher le fond au second semestre et qu’elle reste pénalisée par un euro très nettement surévalué pour elle.

« L’économie devrait toucher le fond au second semestre de 2011 », a indiqué le Fonds dans un rapport d’étape sur son prêt à la Grèce. Dans son rapport précédent, publié en décembre, le FMI situait ce moment au « premier semestre de 2011 ».

Le FMI a laissé inchangée sa prévision pour l’ensemble de l’année: il table toujours sur un recul de 3% du produit intérieur brut, une projection qui selon lui « reste tout à fait à la portée » de la Grèce.

Le PIB s’était contracté de 4,5% en 2010. Au fil de l’année, le rythme de la récession ne s’est atténué que modestement: après avoir chuté de 1,9% au premier trimestre 2010, le PIB a encore perdu 1,4% au quatrième trimestre.

Le Fonds a débloqué lundi une quatrième tranche de son prêt au pays, pour un montant de 4,1 milliards d’euros, portant les sommes versées à 14,6 milliards d’euros sur un total prévu de quelque 30 milliards.

D’après ses économistes, la Grèce est toujours dans un environnement très difficile. Ils ont relevé la « surévaluation considérable » de l’euro du point de vue de ce pays, l’estimant entre 20 et 34%.

Dans le rapport publié au moment où la Grèce avait obtenu l’aide du FMI et de ses partenaires européens, en mai, les mêmes économistes estimaient la surévaluation de l’euro à 20 ou 30% pour la Grèce.

Les Anglais mis à genou pour rembourser la dette

AFP le 16/03/2011 à 17:16

GB : le nombre de chômeurs au sommet depuis 17 ans, record chez les jeunes

Le marché du travail britannique a émis mercredi de nouveaux signaux inquiétants: le nombre de chômeurs s’est hissé en janvier à un sommet depuis 17 ans et le chômage des jeunes bat tous les records, même si le nombre d’allocataires a reculé en février contrairement aux attentes.

Le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) a augmenté de 27.000 à 2,53 millions sur les trois mois achevés en janvier, portant le taux de chômage correspondant à 8% contre 7,9% sur les trois mois achevés en décembre, a précisé l’Office des statistiques nationales (ONS) dans un communiqué publié mercredi.

Un tel taux de chômage n’avait pas été enregistré depuis février 2010, dans le sillage de la crise financière qui avait touché le pays de plein fouet.

En valeur absolue, le nombre de chômeurs a atteint un sommet depuis 1994, a précisé l’ONS.

C’est plus que prévu par les économistes, qui tablaient sur un maintien du taux à 7,9% comme en décembre, d’après une note de la banque HSBC.

Parallèlement, le chômage a poursuivi son envolée chez les jeunes actifs (16 à 24 ans), avec 974.000 d’entre eux à la recherche d’un emploi et un taux de chômage de 20,6%, des niveaux qui n’avaient encore jamais été atteints depuis le début du calcul de ces statistiques en 1992.

En revanche, le nombre de bénéficiaires de l’allocation-chômage, qui sert au calcul du taux de chômage au sens national, a reculé en février, contrairement aux attentes.

Il a diminué de 10.200 à 1,45 million de personnes, alors que les experts tablaient sur une stabilisation, et le taux de chômage correspondant s’est maintenu à 4,5%, comme le prévoyaient cette fois les économistes.

Ces chiffres ont été scrutés avec une attention toute particulière par les analystes, qui les ont jugés globalement négatifs alors que les coupes budgétaires sans précédent décidées par le gouvernement britannique commencent seulement à faire sentir leurs effets.

Selon des prévisions officielles, le plan d’austérité du gouvernement du Premier ministre conservateur David Cameron devrait entraîner la disparition de 330.000 emplois publics sur quatre ans.

La note de l’Egypte dégradée

AFP le 16/03/2011 à 13:59

Moody’s dégrade la note de l’Egypte pour la deuxième fois en moins de 2 mois :

L’agence de notation Moody’s Investors Service a dégradé mercredi pour la deuxième fois en moins de deux mois la note de l’Egypte, désormais ramenée à « Ba3 », et n’exclut pas de la dégrader davantage à court terme.

Cette note, qui était jusque-là de « Ba2 », est assortie d’une perspective négative, ce qui implique qu’elle est susceptible d’être dégradée à court terme, indique Moody’s.

Dans la notation de Moody’s, une note « Ba3 » signifie que l’Egypte en l’occurence se situe dans la catégorie des pays qui risquent de ne pas pouvoir honorer leurs échéances.