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Auteur : Éric Verhaeghe

Fondateur de Tripalio, auteur.

France: le marché de l’emploi ne va pas mieux

AFP le 10/03/2011 à 15:16

La France a créé 124.600 emplois en 2010, pas assez pour contenir le chômage :

La France a créé, en 2010, 124.600 emplois salariés dans le privé, après deux années noires de destruction massive liées à la crise, mais la performance est restée insuffisante pour contenir le chômage dont une baisse significative en 2011 reste incertaine.

En hausse de 0,9% sur l’année, les créations nettes d’emploi salarié ont été tirées par l’intérim qui en a constitué l’essentiel du bataillon: sur les 124.600 postes, 97.300 étaient des emplois intérimaires, selon les données définitives de l’Insee publiées jeudi.

Au dernier trimestre 2010, le rythme des créations d’emplois s’est un peu accéléré (+0,2%, 37.600 postes), après un troisième trimestre plus atone (22.200).

Le retour au vert survient après deux années de destruction d’un demi-million d’emplois salariés: 174.000 en 2008, 333.000 en 2009, selon les données révisées de l’INSEE.

« Seul un tiers des destructions d’emplois » de 2009 « sont effacées par ces créations d’emplois », a relevé lors d’un point de presse mercredi Bernard Ernst, directeur des études statistiques de Pôle emploi.

Pôle emploi – dont les données sont basées sur les seules entreprises affiliées à l’assurance chômage – estime, lui, à près de 120.000 les créations nettes d’emplois en 2010, « quasi exclusivement » du fait de l’intérim. Le recul des postes intérimaires en décembre et surtout en janvier 2011 (-1,4%) peut être le signe de leur transformation en « emplois plus durables », selon M. Ernst.

« La croissance de l’emploi salarié en 2010 n’est pas complètement négligeable », a relevé, de son côté, le directeur général de Pôle emploi, Christian Charpy.

Toujours est-il que malgré cette embellie le nombre de chômeurs n’a pas reculé: Pôle emploi a comptabilisé une hausse de 77.000 des demandeurs d’emplois sans aucune activité en 2010, à 2,7 millions. L’Insee, qui calcule le taux de chômage dans une enquête trimestrielle, a vu une légère baisse du taux, de 0,1%, à 9,2% (soit quelque 26.000 chômeurs en moins).

Les Etats-Unis toujours en rade d’exportation

Cercle Finance le 10/03/2011 à 14:38

USA : le déficit commercial se creuse plus que prévu.

(CercleFinance.com) – Le déficit commercial américain s’est creusé nettement plus que prévu en janvier, selon des statistiques publiées par le Département du Commerce.

Il est en effet ressorti à 46,3 milliards de dollars, contre 40,3 milliards en décembre (chiffre révisé de 40,3 milliards en estimation initiale).

Le chiffre de janvier dépasse nettement le consensus des économistes, qui anticipaient un déficit pratiquement stable autour de 41 milliards.

Les exportations ont augmenté de 2,7% pour atteindre 167,7 milliards de dollars, mais les importations américaines ont progressé davantage, de 5,1% à 214,1 milliards de dollars.

France: déficit budgétaire alarmant en début d’année

Un déficit budgétaire de 13,4 milliards d’euros à la fin janvier

mercredi 9 mars 2011 08h52

PARIS (Reuters) – Le déficit du budget de l’Etat ressort à 13,4 milliards d’euros fin janvier contre 9,2 milliards un an plus tôt, selon les données publiées mercredi par le ministère du Budget.

« Sur le seul premier mois de l’année, la comparaison avec l’exercice précédent est toutefois peu significative et marquée par des évènements exceptionnels », souligne le ministère dans un communiqué.

L’écart d’une année sur l’autre du solde à fin janvier est imputable pour 1,4 milliard d’euros au décaissement d’une nouvelle tranche du prêt octroyé à la Grèce, explique le ministère en précisant que ce versement correspond au report à 2011 de la dernière échéance de prêt 2010 qui devait être mobilisé par la Grèce en décembre.

L’écart résulte aussi de la mise en oeuvre anticipée des mécanismes du compte de concours financier « avances aux collectivités territoriales », destinée à assurer aux collectivités territoriales une garantie de ressources en trésorerie et éviter toute perturbation liée au nouveau régime de la taxe professionnelle.

Au 31 janvier 2011, les dépenses totales (budget général et prélèvements sur recettes) atteignent 26,3 milliards d’euros contre 27,3 milliards au 31 janvier 2010.

Les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) s’établissent à 20,5 milliards contre 20 milliards un an auparavant. « Les recettes fiscales nettes sont en progression d’une année sur l’autre mais cette évolution positive est encore peu significative en ce tout début de gestion », relève le ministère.

Corrigée de l’encaissement, en janvier 2010, d’une recette exceptionnelle d’un milliard, en application d’un jugement du Tribunal de l’Union européenne relatif au régime fiscal dérogatoire dont a bénéficié France Télécom entre 1994 et 2002, l’évolution du produit des recettes non fiscales ne traduit pas, à ce stade de l’année, d’écart significatif par rapport à l’année dernière, selon le ministère.

Une bonne nouvelle venant du Parlement européen

Les eurodéputés pour interdire les CDS à nu sur dette souveraine

BRUXELLES (Reuters) – Les eurodéputés ont demandé lundi une interdiction des Credit Default Swaps (CDS) à nu sur dette souveraine à partir de 2012 et se sont dits favorables à une transparence accrue sur les positions dites courtes ou encore à découvert.

La Commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen a endossé à une très large majorité le rapport préparé par l’eurodéputé vert Pascal Canfin sur le nouveau cadre de régulation des ventes à découvert en Europe.

Selon le voeu des parlementaires, il ne serait ainsi plus possible de détenir un CDS (swap de défaut de crédit, c’est à dire une sorte d’assurance sur un instrument de crédit) sans détenir ce crédit ou tout autre produit financier « hautement corrélé » à ce crédit.

Parmi les autres mesures envisagées, figure la notification des positions courtes aux régulateurs compétents à la fin de chaque journée d’échanges.

Les ventes à découvert à nu resteraient quant à elles permises en principe mais assorties, selon la proposition de la Commission européenne endossée par les eurodéputés, d’une « locate rule » obligeant les vendeurs à s’assurer avant de conclure la vente d’un titre qu’ils pourront disposer du titre concerné.

Par ailleurs, le nouveau superviseur européen des marchés, l’Esma, se verrait confier le pouvoir de décider sous 24h d’étendre ou non à l’ensemble du territoire européen une interdiction des ventes à découvert ou des ventes à découvert à nu décidée par un pays.

Il s’agit notamment d’éviter toute répétition d’une situation similaire à celle vécue l’an dernier lorsque l’Allemagne avait décidé de suspendre les ventes à découvert de manière unilatérale.

Il revient désormais aux Etats membres d’arrêter leur position, sans doute lors de la réunion du conseil Ecofin du 15 mars, avant que ne s’ouvrent des négociations aboutissant au texte final, qui devrait être prêt avant l’été.

La nouvelle régulation devrait entrer en vigueur début 2012.

La Grèce et le Portugal déjà dans une nouvelle crise de la dette?

AFP le 08/03/2011 à 18:40

Obligations : les taux longs portugais et grecs à leur plus haut historique

Les taux à 10 ans portugais et grecs ont atteint mardi leurs plus hauts historiques sur le marché obligataire, reflétant la méfiance des investisseurs sur la situation financière de ces pays et leur capacité à rembourser.

Les taux grecs dépassaient les 7,5% à 7,541%, et les taux grecs frôlaient les 13% à 12,696% mardi en fin de journée.

Des niveaux de taux jamais vus depuis l’entrée dans la zone euro de ces deux pays confrontés à des énormes déficits publics.

Les marchés sont très méfiants et semblent de moins en moins croire à la mise en place d’une solution européenne pour aider les pays en difficultés.

« C’est comme si les marchés anticipaient une restructuration de la Grèce », a indiqué Jean-Francois Robin, stratégiste obligataire chez Natixis.

Quant aux Portugal, les investisseurs estiment que ce pays va demander très prochainement l’aide de la communauté internationale car sa situation va devenir intenable avec des taux d’intérêt supérieurs à 7,5%.

Encore un délit d’initié aux USA

AFP le 08/03/2011 à 16:27

USA : ouverture à New York du procès Galleon pour délit d’initié

Le procès pour délit d’initié du fonds d’investissement Galleon et son fondateur milliardaire Raj Rajaratnam s’est ouvert mardi à New York avec le processus de sélection des jurés.

Présent à l’audience, M. Rajaratnam, 53 ans, seul accusé dans cette affaire, portait costume sombre et chemise blanche.

Ce procès pénal devrait durer au moins six semaines. C’est la « plus grosse affaire pénale de délit d’initié impliquant un hedge fund » (ndlr: fonds d’investissement à risque), selon le procureur fédéral de New York, et même le plus gros délit d’initié depuis les années 1980, selon certains médias,

Accusé d’avoir piloté des transactions illégales ayant rapporté « au moins environ 45 millions de dollars », selon l’acte d’inculpation, le milliardaire comparaît libre, presque 17 mois après son arrestation.

Il risque 205 ans de prison et plus de 100 millions de dollars d’amende au total pour 14 chefs d’accusation, liés à des transactions réalisées entre 2003 et 2009.

M. Rajaratnam, dont le fonds Galleon gérait quelque 3,7 milliards de dollars avant son démantèlement suite à son arrestation, figurait au 559e rang du classement des hommes les plus riches du monde dressé par le magazine Forbes en 2009, avec une fortune estimée à 1,3 milliard de dollars.

Selon l’accusation, qui a bâti son dossier sur de nombreuses écoutes de conversations téléphoniques, il avait utilisé des informations confidentielles obtenues de ses nombreuses relations d’affaires pour empocher des gains indus sur toute une série de sociétés cotées, parmi lesquelles Hilton, Google, Clearwire, Akamai et Advanced Micro Devices.

Croissance allemande plus faible en 2011 qu’en 2010

AFP le 08/03/2011 à 15:05

Allemagne : la Bundesbank prévoit une croissance d’environ 2,5% en 2011

La Bundesbank prévoit une croissance économique en Allemagne « d’environ 2,5% » en 2011, contre 2% précédemment, a déclaré mardi son président Axel Weber.

« Nous attendons une croissance d’environ 2,5% cette année », a-t-il déclaré lors de la conférence-bilan annuelle de la banque centrale à Francfort (ouest).

La Bundesbank se montre ainsi plus optimiste que le gouvernement fédéral, qui prévoit une croissance de 2,3% en 2011.

Après un recul de 4,7% en 2009, le produit intérieur brut (PIB) allemand avait rebondi de 3,6% l’an dernier, grâce à la reprise de la demande mondiale, notamment des pays émergents comme la Chine. Ce facteur a soutenu les exportations de l’Allemagne, pilier important de la croissance du pays.

Les commandes à l’industrie allemande ont grimpé de 2,9% en janvier, selon un chiffre provisoire publié mardi, qui marque un rebond après un creux en décembre et qui confirme la bonne santé du secteur.

Mais la reprise allemande « s’est rapidement équilibrée » grâce au retour de la consommation intérieure, celle des ménages mais aussi des entreprises qui ont relancé leurs investissements l’an dernier, a ajouté M. Weber.

En conséquence l’inflation devrait accélérer en Allemagne, « autour de 2% » cette année selon M. Weber, contre 1,1% l’an dernier. En 2012 l’inflation devrait toutefois ralentir, à condition que les hausses de salaires restent raisonnables, a-t-il encore estimé.

La Bundesbank a par ailleurs annoncé mardi avoir réalisé un excédent de 2,2 milliards d’euros en 2010, contre 4,1 milliards en 2009.

C’est une mauvaise nouvelle pour l’Etat fédéral, à qui le bénéfice de la Bundesbank est intégralement reversé chaque année.

« La hausse des provisions pour risques est la principale raison du déclin de l’excédent », a commenté M. Weber.

La hausse des provisions pour risques de la Bundesbank s’aligne sur la politique observée par la Banque centrale européenne (BCE), qui a elle-même augmenté les siennes en 2010, a-t-il rappelé.

La BCE et les banques centrales des pays de l’Eurosystème procèdent notamment depuis mai 2010 à des rachats d’obligations publiques de pays de la zone euro en difficulté, comme la Grèce, le Portugal et l’Irlande.

Retard dans la livraison de ce matin…

Toutes mes excuses pour les retards de livraison dans mes billets…

Mais, je suis à l’Inspection du Travail, ce matin, pour discuter de mon licenciement, et cela me mobilise un peu…

En revanche, vous pouvez lire mon roman L’infernale surprise, qui continue à s’écrire.

Je livrerai ce soir ou demain matin un papier intitulé: « Le MEDEF ou la stratégie du window-dressing », qui sera ma première expression sur le MEDEF, sur ce blog, depuis ma démission.